Invisible à l'œil nu et fabriqué à partir de matériaux révolutionnaires.

Ce transistor, invisible à l'œil nu, repose sur des matériaux innovants et est plus de dix fois plus petit que le plus petit transistor en silicium. Les puces informatiques pourraient ainsi calculer beaucoup plus rapidement.
Dans la course incessante à la miniaturisation, réduire davantage les transistors en silicium traditionnels – pierre angulaire des puces depuis des décennies – devient un défi majeur. Le plus petit transistor commercialisé aujourd'hui affiche un canal de conduction de 10 à 20 nanomètres. Aller au-delà s'avère complexe : la théorie indique que sous 5 nanomètres, les transistors dysfonctionnent en raison d'un courant de fuite excessif lié à l'effet tunnel quantique.
C'est pourquoi les fabricants de puces explorent de nouveaux semi-conducteurs alternatifs au silicium. Des chercheurs américains ont combiné un matériau révolutionnaire – un dichalcogénure de métal de transition (TMD) ultra-fin – avec un nanotube de carbone pour concevoir un transistor d'une largeur de canal d'à peine 1 nanomètre. Leur prototype fonctionne déjà de manière optimale.
Selon ces nanotechnologues, ce transistor ouvre la voie à des micropuces encore plus compactes, boostant la puissance des processeurs sans augmenter leur taille. De plus, le courant de fuite dans ce TMD est inférieur de plus de deux ordres de grandeur à celui des plus petits transistors en silicium. Un smartphone équipé de cette technologie consommerait ainsi beaucoup moins d'énergie et nécessiterait des recharges moins fréquentes.
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