Quand vous imaginez une montagne, une forme pyramidale vous vient-elle à l'esprit ? Détrompez-vous : cela ne concerne que le tiers des cas.

Des chercheurs ont analysé des cartes topographiques haute résolution de chaînes montagneuses sur plusieurs continents. Résultat : seulement 33 % présentent la forme pyramidale « classique », où la superficie des terres diminue progressivement avec l'altitude. Les Alpes en sont un exemple typique.
La majorité (39 %) adopte une forme losangique, comme les Rocheuses : la superficie augmente à mi-hauteur avant de chuter rapidement. L'Himalaya, quant à lui, illustre la forme en sablier (23 % des cas), avec une superficie qui augmente, diminue, puis augmente à nouveau. Environ 6 % des chaînes, comme les monts Kunlun en Chine, ont une forme de pyramide inversée, la superficie croissant avec l'altitude.
Pour visualiser cela, pensez vue aérienne plutôt que profil latéral. Dans les chaînes non pyramidales, les pentes s'ouvrent sur de vastes plateaux, menant à des altitudes supérieures via des paliers successifs.
Cette recherche est cruciale pour évaluer l'impact du changement climatique sur la faune et la flore montagnardes. Ces espèces migrent vers des altitudes plus élevées pour fuir la chaleur. L'idée d'une surface disponible décroissante s'avère souvent erronée. (ddc)