Le trouble d’anxiété sociale (TAS), ou phobie sociale, peut être profondément invalidant. Des psychologues renommés expliquent ses symptômes, ses risques et ses options de traitement.
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L’anxiété figure parmi les troubles mentaux les plus courants en Amérique du Nord, touchant près de 40 millions d’adultes aux États-Unis (18 % de la population) et 4,6 % au Canada. Souvent sous-diagnostiqué, il affecte de nombreuses personnes en silence.
Le TAS se manifeste par une peur intense dans des situations sociales spécifiques, déclenchée par des critiques réelles ou imaginaires. Cela impacte l’école, le travail, les rencontres sociales ou les lieux publics comme les restaurants et les événements sportifs, y compris chez le médecin ou en magasin, explique le psychologue Jesse Matthews de Pennsylvanie.
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Indépendamment de l’âge, du sexe, des origines ou de la culture, le TAS affecte particulièrement les personnes sensibles au jugement d’autrui, note Jesse Matthews. Bien que 7 % des adultes en souffrent (dont 2 % sévèrement, selon l’Anxiety and Depression Association of America), la plupart des gens connaissent une anxiété passagère en société.
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Sueurs, bouffées de chaleur, respiration lourde, maux de tête, nausées, crises de panique, tremblements, palpitations, étourdissements ou troubles digestifs : tels sont les signes physiques du TAS. Les personnes touchées ruminent des pensées négatives, peinent à se concentrer et se sentent jugées, précise Jesse Matthews.
Des traumatismes précoces ou des environnements familiaux critiques favorisent le TAS, selon les études. « Les familles propices à la honte instillent un sentiment d’insécurité qui s’ancre dans les schémas relationnels internes », explique la psychanalyste Pilar Jennings, auteure de To Heal a Wounded Heart. Ces croyances d’enfance deviennent des « vérités absolues ».
L’isolement soulage temporairement mais prive de chances de regagner confiance. Les interactions sociales, bien que challenging, sont thérapeutiques. Patience requise pour réaliser que le jugement n’est pas omniprésent, conseille Pilar Jennings.
Quelle est la meilleure façon de gérer son anxiété ?
Amis, famille et collègues subissent les réactions intenses aux invitations sociales. « L’anxiété provient des symptômes internes, non d’un rejet personnel », note la psychologue Paulette Sherman, fondatrice de My Dating & Relationship School et auteure de Dating from the Inside Out.
Contrairement aux idées reçues, les personnes atteintes désirent souvent le lien social mais sont freinées par la peur du jugement. Elles aspirent à soutien et appartenance, et bénéficient de thérapies et médicaments, souligne Paulette Sherman.
Une crise peut survenir soudainement malgré un sentiment initial de bien-être, forçant une retraite. Ce n’est ni manipulation ni contrôle, mais une réaction authentique, explique Paulette Sherman.
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L’anxiété d’anticipation commence parfois des semaines avant l’événement, surtout pour les prises de parole. Peur de bégayer, d’échouer ou d’être incompétent peut devenir auto-réalisatrice, avertit Jesse Matthews.
L’inconnu amplifie les enjeux ; plus de compassion est nécessaire, recommande Paulette Sherman.
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Attentes irréalistes et obsession des détails mineurs (bouton, tache) dominent. Un faux-pas mineur paralyse, selon Jesse Matthews.
La peur du rejet freine carrières, études et relations. Choix de jobs isolés ou refus de promotions en résultent, note Jesse Matthews.
Illogique pour les non-touchés, il exige thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et parfois médicaments, non simple encouragement qui ajoute pression, insiste Paulette Sherman.
Sensation d’être jugé froidement ; comprendre ses origines favorise compassion et guérison, prône Pilar Jennings.
Ces substances désinhibent temporairement mais risquent l’abus, surtout avec anxiolytiques. Optez pour des remèdes naturels contre l’anxiété.
Livres, thérapies (TCC en tête), communautés en ligne, médicaments : options variées existent. La TCC relie pensées, émotions et comportements pour des changements durables, explique Jesse Matthews. Consultez un médecin pour les symptômes.
Marni Amsellem, psychologue chez Smart Health Psychology, confirme : aucun remède unique, mais tous apportent du soutien.
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