Les patients atteints de sclérose en plaques (SEP) pourraient bientôt être traités grâce à leurs propres cellules cutanées reprogrammées en cellules souches.

Une thérapie innovante à l'horizon. La myéline, cette couche isolante protégeant les nerfs et facilitant la conduction des signaux nerveux, est attaquée par le système immunitaire dans la SEP. Ces lésions provoquent les symptômes caractéristiques et sont généralement irréversibles.
Les chercheurs s'activent pour stopper la démyélinisation et régénérer cette gaine protectrice, notamment en implantant des cellules productrices de myéline. Jusqu'à récemment, la source de ces cellules posait problème. La découverte de la pluripotence induite – technique reprogrammant des cellules adultes en cellules souches pluripotentes similaires à celles embryonnaires – a tout changé.
Marcin Czepiel, de l'Université de Groningen, a réussi à transformer des cellules conjonctives cutanées en précurseurs de cellules myélinisantes en culture. Chez des animaux de laboratoire, ces cellules ont inversé les dommages myéliniques cérébraux.
Des études supplémentaires sont nécessaires, notamment pour identifier des gènes améliorant la survie des cellules greffées. L'avantage majeur : l'utilisation des cellules autologues du patient évite tout rejet immunitaire post-transplantation. (ev)