FRFAM.COM >> Science >> Environnement

Adapter votre jardin et pelouse aux saisons de croissance prolongées : conseils experts

Cet article a initialement été publié sur Bob Vila.

Les changements climatiques subtils allonge les saisons de croissance dans la plupart des régions du monde. Selon l'Agence de protection de l'environnement (EPA), "la durée moyenne de la saison de croissance dans les 48 États contigus a augmenté de plus de deux semaines depuis le début du XXe siècle".

Bienvenue nouvelle pour certains, cette évolution impacte négativement les habitats de jardin dans d'autres zones. Elle modifie l'expérience de jardinage à travers le pays, mais des mesures adaptatives peuvent faciliter la transition de votre paysage.

Quelles sont les causes des saisons de croissance plus longues ?

Une saison de croissance correspond à la période où précipitations et températures sont optimales pour la pousse des plantes, généralement mesurée du premier au dernier gel. Elle est aussi influencée par les températures ambiantes, les jours de gel, les précipitations et les heures d'ensoleillement.

Le changement climatique en est la cause principale. "La température moyenne à la surface de la planète a augmenté d'environ 2 °F (1,1 °C) depuis le début du XXe siècle", explique le Dr Daniel A. Herms, vice-président de la recherche et du développement chez Davey Tree. Cette hausse modifie les régimes de précipitations, avance la floraison et retarde les premières gelées automnales. L'EPA note une extension dans presque tous les États, plus rapide à l'Ouest.

Avantages et inconvénients des saisons de croissance prolongées

Une saison plus longue permettrait des fleurs précoces et un jardinage étendu. Pourtant, toutes les régions n'en profitent pas. "Il y a des gagnants et des perdants", note Herms. "Dans les climats nordiques, l'agriculture bénéficie tant que les précipitations restent favorables."

Avantages

  • Votre région peut accueillir des plantes autrefois typiques des zones plus australes. "Nous cultivons désormais des magnolias du Sud en Ohio", illustre Herms. Un signe positif, mais révélateur de changements.
  • Les jardiniers du Nord profitent de récoltes multiples et de fleurs printanières précoces, comme les Sudistes toute l'année.

Inconvénients

  • Les insectes nuisibles émergent plus tôt, avec plus de générations annuelles et une croissance accélérée des populations, selon Herms.
  • Les plantes invasives des climats chauds (kudzu, moutarde à l'ail) migrent vers le Nord.
  • Asynchronie phénologique : insectes et fleurs précoces perturbent pollinisateurs et oiseaux, dont les migrations dépendent de la photopériode. Une étude du Dartmouth College sur les parulines à Hubbard Brook montre un déclin reproductif dû au manque de chenilles.
  • Vagues de chaleur et sécheresses plus fréquentes stressent plantes, insectes et humains.
  • Perte d'habitat pour les plantes indigènes hors de leur zone historique.

Que faire pour adapter votre jardin ?

Les inconvénients dominent, mais des actions atténuent les effets des climats plus chauds.

Étudiez la phénologie locale

La phénologie analyse les cycles saisonniers sur plantes et animaux. Henry David Thoreau enregistra ces événements à Walden Pond ; des études récentes confirment des floraisons précoces.

Observez floraisons printanières, arrivées de parasites sur plusieurs saisons pour détecter les tendances.

Adaptez et diversifiez

La nature s'adapte ; sélectionnez plantes tolérantes à la chaleur et sécheresse. "Choisissez la bonne plante pour le bon site", conseille Herms, en anticipant les évolutions.

Testez espèces de la zone de rusticité suivante (ex. : zone 8 en zone 7) pour identifier les plus résilientes.

Arrosez intelligemment

Optez pour plantes résistantes à la sécheresse, irrigation goutte-à-goutte matinale, et paillage pour retenir l'humidité, nourrir le sol, refroidir les racines et limiter les mauvaises herbes.

[]