Des bandages de lin aux corsets métalliques, les femmes ont historiquement cherché à soutenir leur poitrine pour des raisons de santé et de confort. Aujourd'hui, le soutien-gorge reste un allié indispensable pour votre bien-être quotidien.
L'évolution du soutien-gorge, héritier du corset contraignant, illustre la quête d'un équilibre entre confort, santé et esthétique. Malgré les avancées, de nombreuses femmes portent encore des modèles inadaptés.
J'ai récemment rencontré Jane Collins, surnommée « The Bra Lady », une experte en ajustement de soutiens-gorge âgée de 62 ans, basée à London en Ontario. Après des années de recherches personnelles, elle s'est certifiée auprès de Jeunique, une entreprise californienne. Ayant travaillé 34 ans chez London Hydro, elle organise désormais des cliniques d'ajustement dans plusieurs villes ontariennes.
Ses soutiens-gorge se déclinent en plus de 200 tailles, de 28AA à 46KK. « Les bonnets A ou D sont simplistes, explique-t-elle. Récemment, j'ai ajusté une 34D à une cliente qui se croyait en 36D. » La poitrine féminine évolue au moins sept fois au cours de la vie, particulièrement vers la cinquantaine avec les changements hormonaux.
Inventé en 1913 par Mary Phelps Jacob, qui cousit deux mouchoirs de soie avec des rubans, le soutien-gorge moderne a été breveté par Warner Brothers Corset dans les années 1930, introduisant les tailles A à D. Pourtant, selon le Groupe de recherche sur le cancer du sein de l'Université de Portsmouth (Royaume-Uni), 70 % des femmes portent un mauvais soutien-gorge.
Un ajustement correct repose sur le tour de poitrine et la taille des seins : les mamelons au centre du bonnet, les seins soutenus par la bande sous-bonnet, sans débordement. Sans soutien adéquat, les mouvements lors de l'exercice (avant-arrière, haut-bas, côtés) peuvent endommager les tissus connectifs et causer des douleurs.
« Beaucoup ne voient pas le soutien-gorge comme un enjeu de santé, note Jane Collins. Les femmes critiquent souvent la taille de leur poitrine, influencées par les célébrités. » Les adolescentes optent pour des modèles trop rembourrés, tandis que les générations antérieures portaient des soutiens-gorge plus structurés.
Dans les années 1940-1950, la publicité insistait sur l'importance du soutien, comme l'historienne Valerie Steele le rapporte dans The Corset: A Cultural History. Des marques comme Bergei Lingerie collaborent aujourd'hui avec des biomécaniciens pour minimiser les rebonds.
Investir dans un soutien-gorge bien ajusté par une professionnelle est un geste de santé primordial. Jane Collins observe souvent des silhouettes améliorées par un simple ajustement.
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