James Jang, étudiant à la Stanford Medical School, menait des recherches sur les effets de la nicotine sur les veines. Malgré ses efforts, ses résultats stagnaient.
"Il est venu me voir en disant que son projet était un échec", raconte le professeur agrégé John Cooke. "Je lui ai demandé : 'L'équipement fonctionne-t-il ?'"
"Oui", répondit Jang, "mais les données sont étranges."
En réalité, les données n'étaient pas erronées, mais totalement surprenantes. Cooke et Jang pensaient que la nicotine rétrécissait les veines et altérait la circulation chez les fumeurs. Pourtant, l'étude de Jang a révélé que la nicotine stimule la division cellulaire.
L'équipe de Cooke a testé la nicotine sur des souris souffrant de maladies artérielles et de cancer du poumon : elle a favorisé la formation de nouveaux vaisseaux sanguins.
Selon Cooke, cette découverte ouvre des perspectives thérapeutiques : traitement des plaies, diabète (où elle accélère la guérison chez les animaux), et troubles neurologiques comme Parkinson ou le syndrome de Gilles de la Tourette.
Si la nicotine n'explique pas la mauvaise circulation chez les fumeurs – responsable d'une peau terne et d'un teint fatigué –, alors qu'est-ce que c'est ? Le tabac contient plus de 4 000 produits chimiques.
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