Même si la dépression touche des millions de personnes aux États-Unis, il reste difficile pour celles qui en souffrent d'en parler ouvertement. Lorsque vos proches vous demandent comment vous allez et que vous répondez « bien », l'êtes-vous vraiment ? Les personnes dépressives ont souvent tendance à masquer leur état, tant pour les autres que pour elles-mêmes. Explorons les raisons de ce silence et pourquoi il est essentiel d'admettre que l'on ne va pas bien.
Vous avez peut-être vu le mème de Katy Perry circuler sur Internet. Comme beaucoup de citations virales, ses mots sont sortis de leur contexte. Revenons sur ses propos pour mieux comprendre leur pertinence.
Dans une interview pour un programme australien, Katy Perry a évoqué sa dépression post-divorce avec Russell Brand : « Vous savez, parfois vous êtes aveuglé par vos émotions extrêmes... Oui, j'étais déprimée et triste... Je voulais partager ce côté de mon histoire car tant d'autres traversent cela, et on a l'impression d'être le seul. Vous croisez quelqu'un, il vous demande comment vous allez, et vous dites 'bien' alors que ce n'est pas le cas, parce qu'ils ne comprendraient jamais. »
Une des premières raisons pour lesquelles les personnes dépressives se taisent est cette conviction d'être isolées, comme l'exprime Perry. Mais devez-vous vraiment dire « bien » ? Découvrons-en les causes profondes.
Pourquoi dire « Je vais bien » malgré la dépression ?
Dans son TED Talk La dépression, le secret que nous partageons (plus de 7 millions de vues), l'écrivain Andrew Solomon partage son expérience et les insights de ses entretiens. Il note que les dépressifs ont une grande perspicacité existentielle, mais sont piégés dans des pensées délirantes où « la vérité ment ».
La psychologue clinicienne Alicia H. Clark, Psy.D., confirme : la dépression est « une condition insidieuse qui trouble la perception de la réalité ». Ainsi, une personne dépressive peut croire fermement que personne ne l'aime, qu'elle est sans valeur ou qu'elle est seule – des illusions qui rendent l'aveu ardu. Comme le dit Solomon : « Le contraire de la dépression n'est pas le bonheur, mais la vitalité. »
Quelles croyances spécifiques poussent à mentir ?
1. Espoir que la dépression passera seule
La tristesse est passagère, pas la dépression clinique, une vraie maladie mentale. Attendre qu'elle s'estompe peut aggraver les symptômes jusqu'à l'insupportable, selon la psychologue Nikki Massey-Hastings, PsyD. De plus, une dépression chronique favorise des problèmes comme les maladies cardiaques, l'obésité, le diabète, Alzheimer ou certains cancers, d'après Erik Nelson, M.D.
2. La honte entrave l'aveu
Même touchant des millions, la dépression reste stigmatisée. La honte naît de l'idée d'imperfection : échec en tant que parent, conjoint ou individu. On se sent faible si on n'en « sort » pas seul ou sans médicaments. Pourtant, Deborah Serani, Psy.D., rappelle que « la maladie mentale résulte de neurobiologie et de facteurs psychologiques, non d'une faiblesse de caractère ».
La chercheuse Brené Brown, dans une interview avec Oprah Winfrey, identifie six types de personnes à éviter pour partager sa honte :
Seulement 25 % des adultes avec symptômes mentaux perçoivent compassion autour d'eux (CDC). Il est rare d'avoir une ou deux personnes de confiance.
3. La dépression n'est pas un sujet tabou... ou si ?
Ayomide, médecin nigérian, note que l'on parle plus de grossesse que d'infertilité – comme pour la dépression, entourée de honte. C'est le « secret partagé » de Solomon.
4. Parler implique de traiter, avec médicaments ou non
Les antidépresseurs sont stigmatisés, mais la pharmacothérapie n'est qu'une option parmi thérapie cognitivo-comportementale ou autres, discutables avec un professionnel.
5. L'énergie manque pour en parler
La dépression épuise : « Toute tâche devient une épreuve, même s'habiller » (Jonathan Rottenberg, Ph.D., Université de Floride du Sud). Expliquer à des proches confondant tristesse et dépression ajoute à l'épuisement.
Se taire aggrave tout : une étude OMS/Harvard sur 50 000 personnes (21 pays) montre que seuls 16,5 % des TDM reçoivent un traitement adéquat. Aux USA, moins de 30 % (JAMA 2016). Brandon Kohrt insiste : il faut sensibiliser que la dépression est traitable.
Il est normal de dire « Je ne vais pas bien ».
Les femmes, plus touchées (étude 2015), excellent à masquer, conditionnées à ignorer leur voix intérieure (Glennon Doyle, Love Warrior). Ignorer empire les symptômes.
Favorisons les discussions ouvertes pour que les dépressifs se sentent en sécurité.
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Témoignages
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