La perception des odeurs et les propriétés chimiques qui les déterminent restent un domaine largement inexploré. Mais des avancées récentes changent la donne.

Les chimistes prédisent avec précision comment une nouvelle structure moléculaire interagit avec la lumière, déterminant la couleur d'un matériau. Prédire l'odeur à partir de la structure moléculaire est bien plus complexe.

Nous détectons une odeur lorsque des molécules s'évaporent et atteignent notre nez. Le défi réside dans le fait que des molécules structurellement similaires peuvent avoir des odeurs très différentes, et inversement : une odeur identique ne signifie pas une structure moléculaire commune, comme l'odeur de poisson sur des vêtements sales.
Des chercheurs américains ont lancé un défi mondial : développer un algorithme, basé sur des données subjectives issues d'expériences avec des volontaires évaluant des centaines de molécules, capable de prédire l'odeur d'une substance.

Les résultats soulignent la difficulté à modéliser objectivement la richesse des odeurs humaines. Des descripteurs comme « sucré », « ail », « fruité », « épicé » ou « brûlé » sont plus prévisibles que d'autres. Les experts estiment avoir posé les bases, mais beaucoup reste à faire : ils ne prédisent que moins de la moitié de la palette olfactive.