Le 13 janvier 2012, le navire de croisière Costa Concordia s'est échoué sur un récif au large de l'île de Giglio, entraînant le chavirage du bateau et la mort tragique de 32 personnes. Depuis, une équipe dédiée travaille à son enlèvement.

Opération de renflouement en cours
Alors que les règles de sécurité maritime sont réexaminées et que le capitaine Francesco Schettino publie sa version des faits, le Costa Concordia gîte toujours au large de Giglio. Mais cela ne durera pas. Un consortium formé par l'Américain Titan Salvage et l'Italien Micoperi est chargé de remorquer l'épave en un seul bloc vers un port pour démantèlement. L'opération, estimée à 300 millions d'euros – quasi le coût d'un nouveau navire –, avance méthodiquement.
Le navire a été stabilisé par des câbles pour éviter un enfoncement supplémentaire. Une plateforme est en construction à 30 mètres sous l'eau, sur laquelle le Concordia de 290 mètres sera redressé. Des caissons géants fixés sur ses flancs seront ensuite remplis d'air pour le faire flotter et le remorquer. Les habitants de Giglio devraient être libérés des travaux d'ici l'été 2013.
Respect de l'environnement prioritaire
L'opération intègre une vigilance accrue pour l'écosystème marin. Les forages dans le fond marin sont réalisés de manière éco-responsable. Des scientifiques ont découvert 200 Pinna nobilis, palourdes emblématiques de Méditerranée dont les coquilles atteignent près d'un mètre – une espèce menacée par la pollution et la surpêche.
Ces spécimens seront temporairement relocalisés en zone sûre, avant un retour à leur habitat originel post-remorquage. Le site sera nettoyé, restauré, avec replantation de la flore marine.