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Comment accueillir les amis naturels du jardinier : insectes auxiliaires et hérissons

Un jardin n’est pas un espace sauvage, mais un havre de nature aménagé et maîtrisé par le jardinier. En milieu urbain ou suburbain, il offre un refuge précieux à la faune sauvage. Encouragez cette biodiversité : insectes, oiseaux, batraciens et petits mammifères jouent un rôle essentiel pour l’homme et l’environnement. Ils pollinisent les fleurs et maintiennent l’équilibre écologique en régulant les populations d’insectes nuisibles, qui deviennent leur principale source de nourriture.

Les pollinisateurs, tels que les abeilles et bourdons, se nourrissent de pollen et de nectar produits par de nombreuses plantes cultivées – herbacées, arbres ou arbustes – abondamment présents dans nos jardins, balcons et terrasses.

Fleurs attractives pour les pollinisateurs

Même sur un simple balcon, vous pouvez héberger ces précieux alliés. Plantez des fleurs mellifères, riches en pollen et nectar. Parmi les plus efficaces et couramment cultivées : Alcea rosea (rose trémière), Anchusa italica (buglosse), Antirrhinum majus (muflier), Aquilegia vulgaris (ancolie), Astrantia major (radiaire), Borago officinalis (bourrache), Buddleja davidii (arbre aux papillons), Calendula officinalis (souci), Calluna vulgaris (bruyère commune), Campanula spp. (campanules), Caryopteris x clandonensis (barbe bleue), Ceanothus impressus (céanothe bleu), Centaurea cyanus (bleuet), Crataegus monogyna (aubépine), Delphinium (pied-d’alouette), Digitalis purpurea (digitale), Echium vulgare (vipérine), Erica cinerea (bruyère cendrée), Gaillardia spp. (gaillardes), Geum spp. (bénonites), Helenium autumnale (hélénie), Hemerocallis spp. (hémérocalles), Hyssopus officinalis (hysope), Incarvillea spp. (incarvillée), Laburnum x vossii (cytise), Lathyrus odoratus (pois de senteur), Ligustrum vulgare (troène), Lonicera spp. (chèvrefeuille), Lunaria annua (monnaie-du-pape), Lythrum salicaria (salicaire), Malus spp. (pommiers), Mentha odorata (menthe verte), Nepeta spp. (cataire), Nigella damascena (nigelle), Origanum vulgare (origan), Phaseolus vulgaris (haricot), Pisum sativum (petit pois), Prunus armeniaca (abricotier), Prunus cerasifera (cerisier), Pulmonaria officinalis (pulmonaire), Prunus persica (pêcher), Pyrus communis (poirier), Rhododendron spp. (rhododendrons), Robinia pseudoacacia (acacia), Salvia spp. (sauges), Sambucus nigra (sureau), Scabiosa spp. (scabieuses), Solidago virga-aurea (verge d’or), Sorbus aucuparia (sorbier des oiseaux), Symphytum officinale (consoude), Teucrium chamaedrys (germandrée), Verbascum spp. (molènes), Wisteria spp. (glycines), etc.

La Maison des Insectes : un abri utile et esthétique

La destruction des habitats naturels réduit les sites de nidification et d’hibernation. Installez un « hôtel à insectes » – ou plutôt une « maison des insectes » gratuite pour ses hôtes ! La version Neudorff (56 cm de haut, 36 cm de large, 10 cm d’épaisseur, 4 kg) offre nids d’été et abris hivernaux. Fabriquée en bois non traité et matériaux naturels, elle comporte six compartiments adaptés aux mœurs de chaque espèce.

Rez-de-chaussée : chrysopes, ichneumons et coccinelles

Pommes de pin grillagées : logements pour chrysopes vertes (Chrysoperla carnea), ou « demoiselles aux yeux d’or ». Leurs larves carnivores dévorent cochenilles, pucerons, chenilles et acariens (jusqu’à 500 pucerons et 10 000 acariens par larve). Adultes : miellat et pollen. Ichneumons et coccinelles apprécient aussi les matières végétales souples.

Ichneumons (hyménoptères) parasitoïdes pondent dans larves/chrysalides de nuisibles (pucerons, thrips, chenilles). Larve ichneumon se nourrit de l’hôte vivant.

Premier étage : papillons, guêpes solitaires et abeilles sauvages

Compartiment central : refuge pour papillons hibernants (citron Gonepteryx rhamni, paon de jour Aglais io, vanesse de l’ortie Aglais urticae, vulcain Vanessa atalanta). Tiges creuses/moelleuses : guêpes solitaires (Ammophila) paralysent pucerons/cicadelles pour larves ; abeilles masquées (Hylaeus) nidifient et pollinisent.

Deuxième étage : abeilles maçonnes

Rondins percés : pour osmies (Osmia cornuta), excellentes pollinisatrices précoces (fruitiers, fraisiers). Elles scellent œufs avec mastic végétal.

Dernier étage : coccinelles

Écorces grillagées : coccinelles, voraces de pucerons (150/jour par larve). Actives de nuit en saison ou hibernation.

Installation optimale

Ensoleillé, abrité vent/pluie, à 60 cm min. du sol, face sud/sud-ouest/sud-est. Laissez en place hiver. Bois durable, fabriqué main en ESAT (35-40 €).

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Éco Trophée 2011. Cliquez sur le lien (texte en bleu, souligné).

Abris spécifiques à insectes

Modèles hexagonaux Neudorff pour abeilles sauvages, guêpes solitaires, chrysopes, coccinelles. Installation pré-printemps, face sud-est, stables (15-20 €). Complétez par arbustes à moelle (buddleià, etc.) et mellifères.

Acheter un abri spécifique pour insectes

Disponibles en jardineries ou en ligne (cliquez sur le lien, texte en bleu souligné).

Abri pour hérissons

Hérisson (Erinaceus europaeus) : insectivore vorace (limaces, chenilles, etc.). Abri Neudorff (48x38x28,5 cm, 5 kg) : refuge jour, hibernation, nidification. Entrée labyrinthe anti-prédateurs.

Conseils d’installation

Imprégnez huile lin/lasure naturelle. Octobre, ombragé, vent protégé, sur sable/paillettes. Couvrez paille/feuilles. Ne dérangez pas hiver. Nettoyez printemps (désinfectant antipuces).

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Montage facile (vis/clé fournies), ~40 € en jardineries ou en ligne (cliquez lien bleu souligné).

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