Les pneus automobiles, les vêtements synthétiques et même les sachets de thé libèrent des microplastiques.
Le plastique, sous toutes ses formes, se fragmente en particules minuscules sans jamais disparaître complètement. Dans les océans, les vagues et le rayonnement solaire décomposent les plus gros déchets plastiques jusqu'à ce qu'ils mesurent moins de 5 millimètres – environ la taille d'une fourmi. Ces "microplastiques secondaires", issus de bouteilles, filets de pêche ou couverts jetables, sont plus courants que les "microplastiques primaires" comme les microbilles de dentifrice.
Si les microbilles sont bien connues, d'autres sources insidieuses polluent notre quotidien. Voici 10 "microplastiques cachés" à surveiller :
Composés à 60 % de plastiques comme le styrène-butadiène, les pneus s'usent par friction, libérant une poussière plastique. Cette poussière pollue l'air – un risque sanitaire reconnu par l'OMS – et se retrouve dans les rivières puis les océans via les égouts, ingérée par les moules et intégrée à la chaîne alimentaire. Le latex naturel n'est pas viable en raison de son impact sur les forêts d'Asie du Sud-Est.

Polaires, leggings en polyester, acrylique ou élasthanne libèrent jusqu'à 700 000 microfibres par lavage. Difficiles à filtrer, elles contaminent l'eau du robinet (94 % des échantillons aux États-Unis) et l'air via les sèche-linge. Inhalées ou ingérées par les animaux marins, elles transportent des toxines. Solutions : filtres sur machines à laver et fibres naturelles.
Le revêtement en PET (polyéthylène téréphtalate), identique à celui des bouteilles plastiques, s'abîme à l'usage et génère de la poussière.

Ces produits contiennent du polyéthylène (PE) ou polypropylène (PP), interdits dans les cosmétiques en France et au Royaume-Uni. Privilégiez des abrasifs naturels comme les coques de noix de coco.
Les filtres en acétate de cellulose, non biodégradables, libèrent microfibres et toxines comme la nicotine. Premier déchet ramassé sur les plages.
Faites de PET ou PVC, elles résistent à la décomposition. Optez pour des alternatives biodégradables à base d'eucalyptus.
Composées de polyester, PE et PP, elles obstruent les égouts et libèrent des microfibres. Préférez des gants en coton réutilisables.
Souvent renforcés de polypropylène, ils se fragmentent en compost. Choisissez du thé en vrac ou certifié sans plastique.
Les peintures thermoplastiques (routes, bateaux, maisons) dispersent de la poussière plastique en mer. Sélectionnez celles à base d'huile de lin ou latex naturel.
Doublés de polyéthylène, ils se décomposent mal en compost. Utilisez des gourdes réutilisables.
Traduction : Anneleen Huyzentruyt