Vous souffrez d'insomnie ? Découvrez les somnifères et médicaments qui peuvent vous aider à retrouver un sommeil réparateur, tout en respectant les recommandations médicales.
Un sommeil de qualité stabilise l'humeur, maintient l'éveil et optimise les performances quotidiennes. Selon le Dr Jonathan Fleming, codirecteur du Programme sur les troubles du sommeil à Vancouver, un tiers des Nord-Américains souffre de difficultés à dormir, dont 10 % de cas graves. Les femmes sont plus touchées que les hommes, ce qui pousse beaucoup à recourir aux somnifères.
L'insomnie, qu'elle soit passagère ou chronique, perturbe la quantité ou la qualité du sommeil : difficulté à s'endormir ou éveils nocturnes fréquents, explique le Dr Fleming. Les symptômes diurnes incluent fatigue, somnolence, irritabilité, dépression, anxiété, troubles de concentration, maux de tête et digestifs.
Les besoins varient, mais 7 à 8 heures par nuit sont idéaux, selon John Dempster, naturopathe à Toronto. Le stress cause souvent l'insomnie passagère, tandis que dépression, anxiété, douleurs ou médicaments favorisent les formes chroniques, plus fréquentes chez les seniors.
Le manque chronique de sommeil altère les fonctions cérébrales, l'humeur et augmente les risques de prise de poids, d'affaiblissement immunitaire, d'Alzheimer, de fibromyalgie ou d'infarctus. Consultez un médecin après deux semaines d'insomnie, surtout avec symptômes diurnes, pour une évaluation et une possible orientation vers une clinique du sommeil.
Exemples : Fastgel liquide extra fort de Rexall, Advil Nuit, In-Somnal, Nytol, Sleepeze D extra fort, Tylenol Simply Sleep.
Fonctionnement : À base de chlorhydrate de diphenhydramine, un antihistaminique sédatif qui active les récepteurs cérébraux du repos (effet 6-8 heures), selon la pharmacienne Angela MacNeil.
Précautions : Dose : 50 mg, 30-60 min avant le coucher. Pas de dépendance physique, mais tolérance possible. Consultez après une semaine. Effets secondaires : bouche sèche, somnolence diurne, confusion, prise de poids. Éviter avec sédatifs ; non recommandé aux seniors.
Exemples : Mélatonine 3 de Jamieson, Sleep Time Release de Genuine Health, Sommeil d'or de Nature’s Harmony, Mélatonine de Webber Naturals.
Fonctionnement : Hormone régulant le cycle veille-sommeil, sécrétée par la glande pinéale, explique John Dempster. Formules à libération immédiate ou prolongée.
Précautions : 3-5 mg, 30 min à 2 h avant le coucher. Effets : somnolence, vertiges, maux de tête. Faible toxicité, mais consultez si autres médicaments. Éviter en cas de dépression ou infarctus récent.
Exemples : New Nordic Melissa, Bisglycinate de magnésium 200 de CanPrev, FemMed Sleep, Valériane de Swiss Natural Sources.
Fonctionnement : Magnésium (impliqué dans 2000 réactions, souvent carencé), mélisse, camomille, 5-HTP (sérotonine), valériane (sédative sans dépendance).
Précautions : Consultez un médecin. Magnésium : 200-600 mg 1 h avant coucher. Éviter FemMed avec sédatifs/alcool. Valériane : 400-600 mg 2 h avant ; effets en 2-4 semaines, possibles maux de tête matinaux.
Les médecins prescrivent hypnotiques ou antidépresseurs à faible dose pour cas aigus. « Je préfère éviter, sauf nécessité temporaire », dit le Dr Meir Kryger, expert à Yale. Ils masquent les symptômes sans traiter la cause.
Mélatonine pour décalages horaires ; valériane pour s'endormir plus vite (efficacité variable, prudence cardiaque).
Efficace à long terme : modifie comportements et pensées anxieuses, selon la Dre Norah Vincent, Université du Manitoba. Discutez-en avec votre médecin.
Si pas d'amélioration, bilan complet en clinique du sommeil. Traitements : TCC, relaxation, ajustement horaires. Médicaments comme benzodiazépines en dernier recours, courte durée.
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