Le test Pap, bien qu'inconfortable, est essentiel pour surveiller la santé de votre col utérin. Découvrez tout ce qu'il faut savoir sur cet examen clé de la prévention gynécologique.
Ne confondez pas l'examen pelvien général, réalisé à l'aide d'un spéculum, avec le frottis de Papanicolaou (test Pap) du col de l'utérus. Le spéculum permet aussi de prélever des échantillons pour détecter les infections transmissibles sexuellement (ITS). Le test Pap, quant à lui, cible les cellules anormales ou malignes du col utérin, situé entre le vagin et l'utérus.
Près de 100 % des cancers du col utérin sont liés au virus du papillome humain (VPH), transmis par contact cutané ou sexuel. Plus de 100 souches existent : certaines bénignes causent des condylomes (verrues génitales), d'autres à haut risque prédisposent aux cancers du col, de la vulve, du vagin, du pénis, de la gorge ou de l'anus. Heureusement, des vaccins protègent hommes et femmes contre les souches les plus courantes.
Si vous êtes sexuellement active et âgée de 22 à 69 ans, un test Pap tous les trois ans est recommandé. Il n'est plus nécessaire après 70 ans si les dix dernières résultats étaient négatifs, ni avant 21 ans.
Utilisez le préservatif pour réduire les risques d'ITS et de VPH. Arrêtez de fumer, car le tabac augmente ces risques.
Le vaccin anti-VPH, efficace et sûr (trois doses, effets secondaires minimes), est offert gratuitement aux préadolescents et accessible de 9 à 45 ans. Il est souvent remboursé par l'assurance maladie.
Le test est pratiqué par les médecins de famille, gynécologues ou en clinique sans rendez-vous. Tous les trois ans suffit habituellement, car le cancer évolue lentement. Vérifiez les recommandations provinciales auprès de votre médecin.
En cas de saignements anormaux (entre les règles ou post-coïtaux), pertes malodorantes, démangeaisons, douleurs ou symptômes urinaires, des tests plus fréquents sont conseillés.
Des pertes translucides ou jaunâtres quotidiennes sont normales et assurent l'autonettoyage vaginal, si elles sont sans odeur ni symptômes. Évitez les douches vaginales, préférez le coton ou les tissus absorbants, lavez à l'eau seule et dormez sans culotte pour une hygiène optimale.
La Dre Yolanda Kirkham est gynécologue-obstétricienne au Women's College Hospital. Suivez-la sur Twitter : @WCHospital.
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