Apprenez à distinguer l’hypothyroïdie de l’hyperthyroïdie, deux troubles thyroïdiens courants, et découvrez les démarches à suivre en cas de suspicion.
La glande thyroïde, située à l’avant inférieur du cou et en forme de papillon, joue un rôle essentiel dans le fonctionnement du corps. Selon l’Association américaine de la thyroïde (ATA), plus de 12 millions d’Américains seront touchés par une maladie thyroïdienne au cours de leur vie, dont 60 % des cas passent inaperçus. L’hypothyroïdie et l’hyperthyroïdie sont parmi les plus fréquentes et les plus difficiles à détecter.
Ce guide, basé sur les expertise du Dr Victor J. Bernet, président désigné de l’ATA et chef de la division endocrinologie à la clinique Mayo de Jacksonville (Floride), explique les différences entre ces deux affections et les étapes à entreprendre.
Les hormones thyroïdiennes (T3 et T4) influencent toutes les cellules du corps, régulant le métabolisme, la respiration, les os, le cœur et plus encore. « Elles agissent comme une pilule énergétique ou l’huile d’un moteur : trop ou pas assez perturbe tout », explique le Dr Bernet.
L’hypophyse libère la TSH pour stimuler la production de T4 et T3 par la thyroïde. Des niveaux anormaux entraînent des symptômes perceptibles, comme une fatigue inhabituelle ou des changements de poids.
L’hypothyroïdie est trois fois plus courante que l’hyperthyroïdie. D’après le NIDDK, 4,6 % des Américains de plus de 12 ans (1 sur 20) souffrent d’hypothyroïdie, contre 1,2 % (1 sur 100) pour l’hyperthyroïdie. Les femmes et les plus de 60 ans sont les plus à risque, selon l’ATA.
Intolérance à la chaleur, perte de poids involuntaire, anxiété, palpitations, insomnie, selles fréquentes, tremblements, irritabilité (NIDDK).
Gain de poids, pouls lent, peau sèche, constipation, intolérance au froid, fatigue, visage bouffi, dépression (NIH). Fatigue, changements capillaires et menstruels sont communs aux deux.
Génétique, grossesse récente, diabète de type 1, anémie pernicieuse (NIH). Infections ou excès d’iode pour l’hyperthyroïdie ; goitre ou radiations pour l’hypothyroïdie.
Surveillez les symptômes 2-4 semaines. Consultez un généraliste ou endocrinologue si plusieurs persistent.
Tests sanguins : TSH élevée en hypothyroïdie, basse en hyperthyroïdie (99 % des cas diagnostiqués, Dr Bernet). Mesurer T3/T4 et écarter autres causes (échographie si goitre).
Diète, sommeil et exercice aident, mais ne suffisent pas. Hyperthyroïdie : antithyroïdiens, bêta-bloquants, iode radioactif, chirurgie, réduction iode. Hypothyroïdie : lévothyroxine.
Le choix se discute avec le médecin en fonction du profil patient.
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