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Ajouter du sel à votre eau : mythe viral ou astuce efficace pour l'hydratation ?

Dans une vidéo virale, une personne exprime sa perplexité : elle boit beaucoup d'eau chaque jour, mais se rend constamment aux toilettes. Une superposition de texte sur les réseaux sociaux propose une solution : ajouter une pincée de sel pour fournir les minéraux nécessaires à l'absorption de l'eau. Vraiment ?

Avec l'arrivée des journées chaudes d'été qui augmentent nos besoins en hydratation, ces vidéos prolifèrent. Y a-t-il une raison de supplémenter son sel ? Oui, dans certains cas. Mais cela réduit-il les envies fréquentes d'uriner ? Absolument pas.

Le principe n'est pas absurde : le sodium se lie à l'eau pour maintenir l'équilibre hydrique corporel. Une carence en sel (hyponatrémie) peut causer crampes musculaires et autres troubles. Cependant, un excès provoque une rétention d'eau excessive, gonflements et inconforts.

L'eau minérale véritable provient d'une source naturelle riche en calcium, magnésium et sodium. Ajouter du sel ordinaire à l'eau du robinet ne la transforme pas en eau minérale. Pire, un surplus de sodium peut élever la tension artérielle, et la plupart des gens en consomment déjà assez via l'alimentation.

Une petite quantité de sel peut aider à reconstituer les électrolytes après un effort intense et sudoré. Mais la quantité exacte à remplacer reste incertaine. Les ultramarathoniens utilisent souvent des pastilles de sel contre crampes et fatigue, sans preuves scientifiques solides.

Pour la personne lambda, pincer du sel rose himalayen dans son verre n'a aucun sens. Priorité : une hydratation équilibrée.

Que retenir ? D'abord, aucune règle universelle n'existe pour la quantité d'eau quotidienne : elle varie selon l'exercice, la météo et la santé.

Deuxièmement, la plupart des liquides hydratent, mais à équilibrer. Le café, diurétique, compense son effet par sa teneur aqueuse. Jus, sodas et boissons sportives marchent car sucrés et plaisants, incitant à en boire plus.

Enfin, aucune fréquence "normale" d'urination n'existe : elle dépend de l'âge, génétique et apport hydrique. Plus d'eau = plus de mictions ; seul un changement brutal signale un possible souci comme une infection.


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