Une batterie liquide au plomb et au lithium peut stocker de vastes quantités d'électricité, même pour alimenter le réseau électrique national.

La batterie liquide au plomb et au lithium : un stockage d'énergie massif et abordable
Les pics de consommation électrique ne coïncident pas toujours avec la production solaire ou éolienne. Le stockage est essentiel, mais les solutions existantes, comme les centrales de pompage-turbinage ou la production de gaz, présentent des limites. Les batteries classiques sont trop coûteuses et limitées en capacité pour les grandes échelles. Des ingénieurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont développé une batterie révolutionnaire, capable de stocker d'énormes quantités d'énergie à faible coût.
L'électrode négative est composée de plomb allié à l'antimoine, tandis que l'électrode positive utilise du lithium. Un électrolyte salin sépare les deux. Tous les composants sont liquides à environ 450 °C et ne se mélangent pas, comme l'huile et l'eau. Lors de la décharge, le lithium perd ses électrons et migre vers le bas pour se lier à l'antimoine. Lors de la charge, un courant électrique libère le lithium, reformant une couche distincte.
Cette batterie atteint une efficacité comparable aux centrales de pompage-turbinage (environ 70 % d'énergie restituée). La perte de capacité est minime : seulement 6 % après 450 cycles de charge-décharge, selon les chercheurs publiés dans Nature (2020). Des prototypes seront testés sur le terrain d'ici un an, notamment à Hawaï, tandis que les travaux se poursuivent pour des versions optimisées. (tn)
Dans le dernier numéro d'Eos (octobre 2014), un article détaille le défi du stockage d'énergie. Autrefois, nucléaire, gaz et charbon assuraient une production stable en Belgique et aux Pays-Bas. Avec la transition vers l'électricité verte en Europe, le besoin de batteries haute capacité se fait pressant, car le soleil et le vent sont intermittents.