Le secteur alimentaire joue un rôle majeur dans le changement climatique. Selon un rapport du GIEC publié en août 2019, l'agriculture, la foresterie et les autres usages des terres représentent près d'un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES). Le bétail, en particulier les vaches, émet du méthane, un gaz 86 fois plus puissant que le CO2 pour piéger la chaleur.
Les experts du GIEC soulignent les bénéfices d'une réduction de la consommation de viande, sans pour autant préconiser un virage massif vers le végétarisme. Mais quel est l'impact des autres aliments ? Une étude de 2011 de l'Environmental Working Group (EWG), organisation indépendante de recherche en santé environnementale, a analysé les émissions de GES sur l'ensemble du cycle de vie de 20 aliments courants aux États-Unis : production, transport, cuisson et déchets. Stacker s'appuie sur ces données pour classer ces aliments selon les émissions de CO2 pour 1 kg (environ 2,2 livres).
Les résultats surprennent : tous les aliments à fort impact ne sont pas carnés. Acheter local peut réduire significativement l'empreinte carbone de nombreux produits. Découvrez ce classement du moins au plus polluant.
1 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 2,0 kg
Les protéines végétales comme les lentilles émettent peu à la production, mais 59 % des émissions surviennent après récolte : cuisson énergivore, transport et déchets.
2 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 2,4 kg
Le transport pèse lourd. Acheter local, comme au marché fermier, peut réduire l'empreinte carbone jusqu'à 25 %.
3 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 1,8 kg
Les produits laitiers contribuent aux GES via production, post-ferme, transport et déchets. Les alternatives végétales varient, mais le lait classique est plus émissif.
4 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 4,4 kg
Transport et déchets (tiges jetées) augmentent l'impact. Local : réduction jusqu'à 20 %.
5 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 4,4 kg
Issu du soja, gourmand en eau et lié à la déforestation (Amazonie), le tofu est transformé de manière énergivore.
6 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 4,4 kg
Écologiques pour la biodiversité, mais 65 % des émissions post-ferme dues à la cuisson.
7 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 4,9 kg
Transformation laitière énergivore, plus réfrigération et transport.
8 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 5,1 kg
Amandes, noix, pacanes et cacahuètes varient. Cacahuètes locales : bon choix. Amandes : eau et pesticides.
9 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 5,5 kg
Production et transport dominent. Maison : moins d'émissions.
10 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 6,0 kg
12 % des émissions mondiales de méthane. Efforts pour une riziculture durable en cours.
11 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 2 kg
90 % dues à la cuisson. Frites : moins émissives que au four.
12 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 10,6 kg
Moins que la viande, mais production, transport et cuisson pèsent. Local : mieux.
13 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 13,4 kg
68 % du gazole des bateaux. Attention au mercure.
14 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 7 kg
Aliments (maïs : 53 % pré-ferme), transformation et cuisson.
15 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 24,0 kg
Plus que poulet, via alimentation et transformation.
16 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 26,2 kg
Nourriture, électricité, transport international.
17 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 26,7 kg
Élevage, transformation, cuisson énergivores.
18 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 29,8 kg
Transformation clé ; importations boostent de 50 %.
19 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 59,5 kg
Méthane des vaches dominant ; bétail + rizières : 50 % méthane mondial.
20 / 20 - Émissions de CO2 pour 1 kg : 86,4 kg
Pire impact : digestion, aliments, cuisson, 50 % importé.