Les experts en nutrition s'accordent sur un point essentiel, malgré les débats autour des régimes végans, paléo ou low-carb : privilégiez les aliments entiers non transformés et évitez les produits ultra-transformés. Ces derniers contiennent souvent du sirop de maïs à haute teneur en fructose, des huiles hydrogénées et des arômes artificiels, les rendant riches en sel, sucre et graisses, tout en étant pauvres en protéines, fibres et nutriments essentiels.
Formulés pour être hyper-appétissants, doux et moelleux, ces aliments sont consommés plus rapidement et en plus grande quantité que les aliments naturels.
Une consommation élevée d'aliments ultra-transformés est liée à un risque accru de dépression, potentiellement à l'origine d'une prise de poids via une moindre activité physique ou une dérégulation immunométabolique. Si les facteurs gastro-intestinaux ou génétiques peuvent aussi jouer un rôle, identifier les causes est crucial. Réduire ces aliments aide à mieux contrôler son poids.
Sur la base d'études des National Institutes of Health (NIH) et d'autres sources fiables comme Medical News Today et Live Science, voici cinq mécanismes expliquant comment les aliments ultra-transformés contribuent à la prise de poids.
1 / 5Une étude NIH menée sur 20 participants (10 hommes, 10 femmes) a montré que la ghréline (hormone de l'appétit) augmentait significativement après deux semaines d'alimentation ultra-transformée, contrairement au peptide YY (PYY, hormone de satiété) qui s'élevait avec des aliments non transformés. Les résultats se confirmaient lors du croisement des régimes.
2 / 5Dans l'étude NIH, les aliments ultra-transformés contenaient 54 % de sucres ajoutés (vs 1 %), 16 % de fibres insolubles (vs 77 %) et 34 % de graisses saturées (vs 19 %). Les participants consommaient 508 calories de plus par jour. Kevin Hall, auteur principal, attribue cela à leur richesse en sucre, sel et graisses, et leur pauvreté en fibres.
Les participants ingéraient 17 calories supplémentaires (7,4 g) par minute avec des ultra-transformés, grâce à des additifs les rendant plus mous. Manger vite peut favoriser des troubles comme la gastrite, bien que le lien reste à préciser.
Chez des souris nourries avec des émulsifiants courants (polysorbate-80, carboxyméthylcellulose), on observait une surconsommation, une prise de poids, un syndrome métabolique et une inflammation intestinale favorisant des bactéries pathogènes. Le microbiote intestinal joue un rôle clé dans la santé globale, aux côtés d'autres troubles comme le RGO ou la maladie de Crohn.
Une étude sur 15 000 Espagnols a révélé un risque de dépression 33 % plus élevé chez les grands consommateurs d'ultra-transformés, surtout sédentaires. La dépression s'accompagne souvent d'une dérégulation immunométabolique et d'une résistance à l'insuline, favorisant la prise de poids.