La Terre a connu des événements environnementaux dévastateurs ces dernières années, comme les incendies au Brésil, l'ouragan Dorian aux Bahamas et des records de température à Paris. Cependant, nulle part les changements climatiques ne s'accélèrent aussi rapidement qu'en Arctique.
Les modifications en Arctique impactent le reste du monde, souvent de manière amplifiée. La fonte des glaces y contribue à environ 60 % de l'élévation du niveau des mers depuis 1972, selon le National Snow and Ice Data Center (NSIDC). Bien que distant, cet enjeu est crucial. Les images satellites rendent ces évolutions accessibles et favorisent les discussions sur le climat.
Stacker s'appuie sur les cartes du projet Satellite Observations of Arctic Change, une collaboration NSIDC-NASA. Ces visualisations comparent les conditions actuelles aux moyennes des 40 dernières années, couvrant température de l'air, couverture neigeuse, vapeur d'eau, etc. Les données s'étendent de 1979 à 2017 ; octobre est idéal pour observer les changements, comme l'explique Walt Meier, chercheur principal au NSIDC.
Cinq des huit images présentées datent d'octobre 2015, les trois autres des données les plus récentes. Découvrez ces observations satellites illustrant l'ampleur des transformations arctiques.
1 / 8- Période : octobre 2015
- "La carte compare les températures arctiques d'octobre 2015 aux moyennes 1979-2015. Zones oranges/rouges : anomalies positives ; bleues : négatives. Mesure à 2 m au-dessus du sol, comme dans les bulletins météo."
- Plus d'infos sur la température de l'air ici
La température influence la croissance végétale et les vents. En octobre 2015, de vastes zones orange/rouges révèlent un réchauffement dû à l'amplification arctique : moins de glace expose l'océan, absorbant la chaleur solaire.
2 / 8- Période : octobre 2015
- "Comparaison de la vapeur d'eau atmosphérique aux moyennes 1979-2015. Violet : anomalies positives ; vert : négatives. Mesure de la masse dans la colonne atmosphérique."
- Plus d'infos sur la vapeur d'eau ici
Gaz à effet de serre majeur, la vapeur d'eau piège la chaleur. Les anomalies positives de 2015 signalent une atmosphère plus chaude, accentuant le réchauffement.
3 / 8- Période : octobre 2015
- "Anomalies de concentration de glace de mer vs moyennes 1979-2015. Rouge : jusqu'à 50 % de couverture en moins."
- Plus d'infos sur la glace de mer ici
Les zones rouges montrent une perte drastique de glace, réduisant le reflet solaire et favorisant l'absorption de chaleur. 2015 reste sous les normes, après le record bas de 2012.
4 / 8- Période : octobre 2015
- "Durée d'enneigement vs moyennes 1966-2015. Bleu : plus longue ; rouge : plus courte."
- Plus d'infos sur la couverture de neige ici
La neige isole le sol et régule les nutriments. En octobre, elle persiste, mais des anomalies subsistent ailleurs, signalant des perturbations.
5 / 8- Période : 2015
- "Jours sans gel vs moyennes 1979-2012. Rouge : plus de jours ; bleu : moins."
- Plus d'infos sur les périodes non gelées ici
La période non gelée s'allonge depuis 2005 (NSIDC). En 2015, variable mais impactante, perturbant les cycles naturels.
6 / 8- Période : octobre 2015
- "Âge de la glace : bleu foncé (4+ ans) ; vert clair (<1 an)."
- Plus d'infos sur l'âge de la glace ici
Glace jeune (verte) fond plus vite. En 2015, moins de 15 % avait plus de 5 ans, fragilisant la banquise.
7 / 8- Période : octobre 2010
- "NDVI vs moyennes 1982-2010. Vert : plus de végétation ; brun : moins."
- Plus d'infos sur la végétation arctique ici
Verdure accrue depuis 2000, même en octobre, indiquant un verdissement inattendu.
8 / 8- Période : 2013
- "Couverture minimale annuelle 2000-2013. Bleu : glace persistante."
- Plus d'infos sur la couverture minimale ici
Ces zones rarement dégagées rétrécissent, visible en zoom interactif, marquant la perte de persistance glaciaire.
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