Existe-t-il une fréquence optimale pour les rapports sexuels ?
Cette question intrigue de nombreux lecteurs, inspirés notamment par des émissions télévisées suivant des couples tenus de faire l'amour quotidiennement.
La vie sexuelle fait l'objet de nombreuses enquêtes. Les sondages révèlent souvent une fréquence plus élevée que la réalité. En demandant aux participants de consigner précisément leurs rapports, les chiffres baissent systématiquement. Une tendance constante : les hommes surestiment, tandis que les femmes sont plus précises. La fréquence diminue avec l'âge, comme le confirment de multiples recherches indiquant en moyenne sept rapports par mois, soit moins de deux par semaine.
Aucune étude n'a examiné les effets d'une fréquence quotidienne sur la santé. Les recherches comparent des rythmes réalistes, comme neuf versus cinq rapports mensuels. Si neuf est préférable à cinq, on ne peut extrapoler à trente. L'obligation quotidienne pourrait générer du stress, annulant les bénéfices.
Les preuves d'impacts positifs du sexe sur la santé restent limitées. Une méta-analyse récente a compilé les études sur les effets physiques et mentaux de l'activité sexuelle, majoritairement observationnelles et basées sur questionnaires, principalement chez des couples hétérosexuels. Le coït traditionnel montre les effets les plus bénéfiques : corrélation avec une meilleure santé mentale, satisfaction relationnelle, humeur positive, espérance de vie accrue, condition physique améliorée, tension artérielle réduite et moins de bouffées de chaleur. Cependant, ces liens sont corrélatifs, non causaux : les personnes en bonne santé ont tendance à être plus actives sexuellement. Les bénéfices observés avec un partenaire ne s'appliquent pas à la masturbation.
Lien avec le cancer de la prostate ? Une grande étude a montré que plus de 20 éjaculations mensuelles (coït ou masturbation) réduisent légèrement le risque par rapport à 4-7, soit une baisse de 22 %. En absolu : sur 1 000 hommes de 55 ans, 8 décèdent du cancer avant 70 ans ; cela passe à 7. Impact modeste face aux 200 décès d'autres causes. Note : ces hommes testaient moins le PSA, pouvant biaiser les résultats. Bonne nouvelle : le sexe fréquent n'augmente pas le risque, contrairement aux idées anciennes.
Le sexe compte-t-il comme activité physique ? Les hommes brûlent en moyenne 101 kcal, les femmes 69 kcal par rapport. Classé comme exercice modéré (entre marche et jogging lent), sans préliminaires, il dure 6 minutes en moyenne. Calculez pour atteindre les 150 minutes hebdomadaires recommandées !
Des rapports plus fréquents sont associés à une meilleure santé mentale et physique, mais sans preuve de causalité. Les études portent sur une moyenne de sept fois par mois.
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