Les activités ludiques surpassent souvent les médicaments pour améliorer le bien-être.

Les seniors se sentent mieux avec des activités amusantes qu'avec des médicaments. Un projet pilote à Drongen le démontre.
La consommation de psychotropes chez les personnes âgées inquiète depuis des années. Dans les maisons de repos, l'usage d'antipsychotiques et d'antidépresseurs a explosé. La résidence Leiehome à Drongen, près de Gand, montre une alternative. Grâce à des activités significatives et adaptées, la proportion de résidents sous psychotropes est passée de 72 % en 2013 à 52 % en 2015. Les somnifères ont chuté de 50 % à 25 %, les antidépresseurs de 42 % à 28 %, et les antipsychotiques de 21 % à 16 %.
L'approche Leiehome, développée et évaluée par des chercheurs de l'Université de Gand et d'Artevelde University College Gand, a donné un scénario détaillé testé dans cinq autres centres gantois. Réduire les médicaments génère des économies pour l'État, les établissements et les résidents. Actuellement, les pilules pèsent plus lourd dans le budget que la nourriture. À Leiehome, le coût des psychotropes par résident est tombé de 11 à 4 euros.
Plus dans Eos
Leiehome a réduit la consommation de psychotropes de 72 % à 52 % en boostant la qualité de vie de ses résidents via des activités motivantes. D'autres établissements suivent. Reportage dans Eos 1, 2017.
Plus :
- Les sciences en 2017 : la rédaction d'Eos présente les avancées à venir en médecine, énergie, neurosciences et robotique.
- Bon gras : Eos démêle les idées reçues sur les graisses avec les faits scientifiques essentiels.
[]