Les psychologues américains insistent sur l'importance d'une communication claire et régulière en période de crise.

Les personnes dépendant de messages texte ou de mises à jour issues de sources non officielles sur les réseaux sociaux, lors d'une situation dangereuse, ressentent un stress accru. Telle est la conclusion des scientifiques du comportement et psychologues de l'Université de Californie, qui ont étudié le comportement d'étudiants lors d'une fusillade sur un campus.
Quelques jours après la fusillade, 4 000 étudiants, confinés sur le campus pendant deux heures, ont répondu à un questionnaire sur leurs canaux de communication pendant l'événement et leur niveau de stress. Les chercheurs ont également analysé les messages sur Twitter.
Pendant la fusillade, les autorités du campus n'ont communiqué pendant 90 minutes. Cette période a vu une pluie de rumeurs et de retweets sur Twitter. Résultat : les étudiants ont éprouvé les émotions les plus négatives. « En situation de crise, tout le monde veut être informé. Sans rapports officiels ou irréguliers, les rumeurs comblent le vide », explique Roxane Cohen Silver, responsable de l'étude.
Auparavant, radio et télévision étaient les sources principales. Aujourd'hui, les réseaux sociaux exposent à des informations non vérifiées et contradictoires. Les autorités doivent donc publier des mises à jour régulières, avec de nouveaux détails si possible, et surveiller les réseaux pour contrer les rumeurs dès leur apparition, conseille Nickolas Jones, co-chercheur de l'étude.