Après un contact accidentel avec des messages extrémistes sur les réseaux sociaux, le risque que les jeunes se tournent vers l'extrémisme violent reste très faible.

Les réseaux sociaux incitent-ils les jeunes à l'extrémisme violent ? Un contact fortuit avec des contenus extrémistes présente un risque minime. En revanche, chez ceux qui les recherchent activement, la probabilité de recours à la violence est nettement plus élevée.
En collaboration avec l'Université catholique de Louvain, le Département de droit pénal et de criminologie de l'Université de Gand a analysé la résistance des jeunes à l'extrémisme violent. Une enquête menée auprès de 6 020 jeunes Flamands et Wallons âgés de 16 à 25 ans révèle que ceux qui cherchent activement des informations extrémistes y sont déjà prédisposés. Ce groupe utilise les réseaux sociaux pour approfondir ses convictions et organiser des activités.
Pieter Nanninga, de l'Université de Groningue, a étudié l'impact des vidéos diffusées par les mouvements djihadistes, notamment Al-Qaïda, après des attentats-suicides. Les vidéos des martyrs du début des années 2000 visaient un large public ; aujourd'hui, elles s'adressent principalement à des personnes déjà convaincues. Selon Nanninga, visionner ces contenus confirme un choix préexistant plutôt que de le susciter. Les extrémistes ciblent surtout les jeunes prêts à rejoindre le jihad, et non le musulman moyen. (fvb)
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