À l’époque du confinement lié au coronavirus, jouer dehors est devenu difficile, voire impossible, pour de nombreux enfants. Johan Meire, expert chez Kind en Samenleving, plaide pour plus de variété dans les activités. « Les jardineries et magasins de bricolage rouvrent pour occuper les adultes ; il est temps de trouver des solutions créatives pour les enfants aussi ».
Johan Meire explique : « Il existe d’innombrables raisons. D’abord, l’espace est plus vaste à l’extérieur. Les enfants ont besoin d’exercice physique pour leur santé. Le jeu permet aussi de prendre des risques calculés, de relever des défis et d’explorer l’aventure, apprenant ainsi les limites du possible ».
« L’aspect social est crucial : interagir avec d’autres enfants favorise l’apprentissage de la coopération, des compromis, des conflits et de la réconciliation, sans intervention adulte ».
« Enfin, les enfants découvrent le monde environnant, construisent des abris et libèrent leur imagination dans des espaces qu’ils créent eux-mêmes ».
« Le manque de variété est majeur. Les enfants doivent diversifier leurs loisirs : sport, exercice, lecture ou écrans ont chacun leurs bénéfices pour différentes compétences ».
« Tous les enfants ne sont pas également impactés. Ceux sans jardin ou terrasse souffrent le plus, surtout dans les familles nombreuses, en quartiers denses avec peu d’espaces publics. L’inégalité d’accès au jeu est flagrante. Un grand jardin avec trampoline atténue un peu le problème ».
« Rendre des espaces publics aux piétons et cyclistes, en libérant les voies des voitures, est une bonne piste ».
« Des initiatives comme la distribution de matériel de jeu (cordes à sauter, craie) par associations et communes sont bienvenues. Sur Buitenspeeldag.be, découvrez des astuces anti-ennui ».
« Réfléchissons à l’impact sur les enfants, durement touchés. Proposons-leur alternatives créatives, comme pour les adultes avec les jardineries ».