Des scientifiques ont identifié des traces de fromage sur des tessons datant de 7 500 ans, constituant la plus ancienne preuve de production fromagère en Europe du Nord.

Les chercheurs rapportent dans la revue Nature la découverte de résidus gras laitiers abondants sur 34 tessons perforés en Pologne. Ces artefacts, dont la fonction était jusqu'alors mystérieuse, servaient vraisemblablement à séparer le lait en caillé riche en matières grasses et en lactosérum liquide, permettant ainsi la fabrication de fromage.
Les analyses excluent d'autres usages comme la production de miel ou de bière, bien que des traces de cire d'abeille aient été détectées, peut-être pour faciliter l'extraction du fromage des pots. Il s'agit des plus anciennes traces de production laitière spécialisée connues à ce jour. Des résidus de lait plus anciens existent en Turquie, mais sans preuve de transformation fromagère.
L'introduction des produits laitiers a révolutionné l'agriculture néolithique, devenant un aliment de base pour les premiers agriculteurs. Le fromage offrait un lait plus portable, durable et digeste, particulièrement adapté aux populations intolérantes au lactose. (rvb)
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