Les Européens partagent des liens génétiques bien plus étroits qu'on ne l'imagine souvent. Par exemple, les ancêtres des Britanniques et des Turcs étaient des parents proches il y a seulement mille ans.

Une étude comparative des gènes de plus de 2 000 Européens révèle ces connexions inattendues.
Les chercheurs ont observé que la parenté diminue avec la distance géographique. Ainsi, les arbres généalogiques d'individus d'Irlande et de Turquie se croisent il y a à peine mille ans, confirmant une prédiction théorique formulée il y a dix ans. L'analyse met en lumière des nuances locales : une affinité moindre entre populations séparées par des chaînes de montagnes ou des barrières linguistiques. Les Italiens affichent les moindres affinités avec les autres Européens, tandis que les Européens de l'Est forment la plus vaste famille, likely due à l'expansion slave il y a plus de mille ans.
Pour évaluer ces liens familiaux, les scientifiques ont analysé le partage de fragments d'ADN dans de grandes populations. Cela permet de détecter des segments indiquant une parenté éloignée et d'estimer le nombre de générations écoulées. Cette recherche est publiée dans PLOS Biology en 2020 (ks).
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