Nouvelle étude génétique : la civilisation minoenne tire ses racines d'Europe, et non d'Afrique.

Des analyses ADN récentes démontrent que la civilisation minoenne possède des origines européennes, et non africaines.
Depuis la découverte par l'archéologue britannique Sir Arthur Evans des vestiges minoens sur l'île de Crète vers 1900, leurs similitudes avec les civilisations africaines anciennes, comme l'Égypte, ont suscité des débats sur leurs origines. Cependant, une étude ADN menée sur des restes humains de l'époque minoenne contredit cette hypothèse. Les analyses révèlent une proximité génétique maximale avec les populations européennes contemporaines et préhistoriques, ainsi qu'avec les habitants actuels de Crète. Même les Irlandais présentent des liens génétiques plus forts avec les Minoens que les Égyptiens. Selon les chercheurs, les ancêtres des Crétois, originaires de Turquie, ont migré vers l'Europe il y a environ 9 000 ans, atteignant Crète.
L'empire minoien a fleuri de 3000 à 1600 av. J.-C., marquant la première civilisation avancée d'Europe. Nommée d'après le roi mythique Minos, elle s'est développée grâce au commerce avec des régions comme les côtes nord-africaines. Son déclin est attribué à une éruption volcanique sur l'île voisine de Santorin, suivie d'un raz-de-marée, avant la conquête par les Mycéniens.
Les scientifiques ont séquencé l'ADN de 37 squelettes minoens bien préservés et l'ont comparé à celui de 135 populations actuelles et anciennes d'Europe, d'Afrique et du Moyen-Orient. Publiée dans Nature Communications, cette recherche repose sur des méthodes rigoureuses et confirme l'héritage européen des Minoens.