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Parler à une bactérie

Les scientifiques réussissent le "test de turing pour les micro-organismes".

Parler à une bactérie

Un test de Turing pour les micro-organismes, c'est ainsi que des scientifiques américains et italiens décrivent leur expérience dans laquelle ils ont imité la "communication" entre les bactéries afin de tromper les microbes.

Réussir le test de Turing est sans doute l'un des plus grands défis en informatique. Dans ce test, cela revient à faire communiquer un ordinateur avec une personne (via le chat par exemple) sans que cette dernière ne remarque qu'il ne converse pas avec un autre homme ou une autre femme.

Pour être clair :il n'y a pas encore d'ordinateur qui passe le test avec brio. Il faudra probablement quelques années (peut-être même quelques décennies) avant que des ordinateurs vraiment intelligents ne soient développés.

Mais alors que la communication humaine est très complexe, dans d'autres formes de vie, elle ne l'est pas du tout. Par exemple, les bactéries « se parlent » en échangeant des substances chimiques.

Cela a donné une idée à un groupe de biologistes américains :et s'ils construisaient des vésicules graisseuses artificielles très simples - à l'échelle microscopique, c'est-à-dire - qui pourraient absorber et libérer certaines molécules afin qu'elles puissent interagir avec les bactéries de leur environnement - et ainsi communiquer. Un test de Turing pour les bactéries, pour ainsi dire.

Les chercheurs ont équipé leurs vésicules graisseuses de morceaux d'ADN artificiel. Effectivement, à la lueur de ces morceaux, ils pouvaient voir que les vésicules graisseuses répondaient aux signaux chimiques envoyés par les bactéries - afin qu'ils puissent les «entendre». À l'inverse, les vésicules graisseuses étaient capables d'envoyer des molécules que les bactéries semblaient capter. Cependant, les chercheurs n'ont pas été en mesure de dire comment ce message était interprété par les micro-organismes.

L'astuce du déguisement avec les cloques graisseuses s'est avérée efficace pour diverses bactéries, dont la bactérie intestinale E. coli † Ou qu'ils pourront bientôt persuader des bactéries dangereuses d'arrêter de nous rendre malades, les chercheurs n'ont rien voulu dire à ce sujet. (chut)


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