Des ingénieurs de l'Université de Stanford (États-Unis) ont conçu un appareil innovant pour mieux comprendre le rôle des larmes dans le maintien de l'hydratation oculaire. Cette avancée pave la voie à des lentilles de contact nettement plus confortables.

Idéalement, une lentille de contact bien adaptée passe inaperçue. Mais une utilisation prolongée entraîne souvent un dessèchement, provoquant irritation et inconfort. Les chercheurs de Stanford ont démontré que le film lacrymal, cette fine couche humide protégeant la surface oculaire, est stabilisé par un revêtement huileux. Ce dernier renforce le film et retient l'humidité, limitant l'évaporation – les yeux à 35 °C étant plus chauds que l'environnement ambiant. En reproduisant cette couche lipidique sur les lentilles, l'inconfort pourrait être grandement réduit pour des millions de porteurs.
Pour cette étude, ils ont développé l'i-DDrOP (Interfacial Dewetting and Drainage Optical Platform), un dispositif simulant la surface oculaire. Il reproduit fidèlement le film lacrymal sur une lentille, en contrôlant précisément température, composition chimique, humidité et effet de la gravité sur une surface courbe.
Cet outil précieux permettra aux fabricants et scientifiques d'améliorer durablement la qualité des lentilles de contact.