Les dirigeables consomment très peu d'énergie et s'avèrent particulièrement adaptés au transport d'hydrogène. C'est ce qu'affirment des chercheurs autrichiens dans la revue Energy Conversion and Management (2020).
Au début du XXe siècle, les zeppelins dominaient le transport longue distance de marchandises et de passagers. Cet âge d'or s'acheva avec l'essor des avions plus rapides, des prévisions météo imprécises et la catastrophe du Hindenburg en 1937, qui fit 36 morts.
Grâce à des matériaux modernes, les dirigeables sont désormais bien plus sûrs, tandis que les prévisions météorologiques sont précises. Ils émergent ainsi comme alternative au secteur des transports, responsable d'un quart des émissions mondiales de CO2.
Les dirigeables exploitent les jet streams, vents puissants d'ouest en est à une dizaine de kilomètres d'altitude, à 165 km/h. Ils pourraient ainsi faire le tour du monde en deux semaines. Pour le retour à contre-courant, des cellules solaires résolvent le défi.
Parfaitement adaptés à l'hydrogène gazeux, les dirigeables évitent les pertes de liquéfaction (un tiers de l'énergie stockée). À destination, on décharge la cargaison et la majeure partie de l'hydrogène ; le dirigeable repart allégé avec le reste.
Le risque d'explosion est négligeable grâce à l'automatisation, des jetées isolées et l'évitement des zones urbaines denses.
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