Partout dans le monde, des pesticides controversés, notamment les néonicotinoïdes, sont détectés dans le miel à de très faibles concentrations.
Une équipe de chercheurs suisses a lancé un projet participatif invitant les citoyens du monde entier à collecter des échantillons de miel pour analyse. L'objectif : traquer les néonicotinoïdes, pesticides introduits dans les années 1980 et considérés comme moins toxiques pour les oiseaux que leurs prédécesseurs. Cependant, depuis les années 1990, des inquiétudes émergent quant à leur impact nocif sur les abeilles. Face à la menace pesant sur les populations apicoles, ce projet a été initié. Entre 2012 et 2016, plus de 300 échantillons ont été collectés, dont 198 analysés provenant de tous les continents.
Dans plus de 75 % de ces échantillons, des quantités quantifiables de néonicotinoïdes ont été détectées, avec une moyenne de 1,8 ng/g de miel. La limite maximale autorisée dans les denrées alimentaires en UE est de 50 ng/g. Tous les échantillons testés étaient bien en deçà de ce seuil. Néanmoins, ces résultats ne sont pas rassurants pour les abeilles.
Les chercheurs concluent que près de tout le miel contient des traces de néonicotinoïdes.
Les traces de pesticides dans le miel sont infimes et n'ont aucun impact sur la santé humaine. Pourtant, les abeilles jouent un rôle crucial dans notre chaîne alimentaire : la pollinisation par les insectes est essentielle pour plus de 75 % de nos cultures vivrières. La diminution des populations d'abeilles menace notre approvisionnement alimentaire. Ce déclin signale un dysfonctionnement de l'écosystème, justifiant une vigilance accrue.
« Alors que les populations d'abeilles déclinent, notre approvisionnement alimentaire est également menacé. »
En tant que consommateurs, nos marges d'action sont limitées, mais nous pouvons exercer une pression sur les décideurs pour protéger les abeilles. Continuez à consommer votre miel en toute sérénité.
Les trois quarts des échantillons de miel mondiaux contiennent des traces de néonicotinoïdes, un pesticide répandu. Inoffensives pour l'homme, ces concentrations affectent les abeilles, pollinisatrices vitales de nos cultures. Il est impératif d'agir pour protéger les populations apicoles.