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Dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) : Symptômes, causes et traitements

La dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA) est la première cause de malvoyance sévère chez les seniors. Bien qu’irréversible, des traitements innovants émergent pour en limiter les effets.

Qu’est-ce que la dégénérescence maculaire ?

La macule, zone centrale de la rétine de la taille d’une gomme de crayon, assure la vision fine pour lire, conduire ou reconnaître les visages. En cas de DMLA, elle se dégrade, provoquant une vision floue et une tache centrale aveugle, rendant difficiles lecture et écriture. La vision périphérique reste intacte.

Qui est concerné par la DMLA ?

Les causes exactes de la DMLA restent méconnues, mais elle touche environ 25 % des plus de 65 ans et 33 % des plus de 80 ans. Dans 90 % des cas, il s’agit de la forme sèche (atrophique) : dégradation lente des cellules photosensibles avec apparition de drusen, dépôts graisseux jaunes. Elle progresse doucement et peut se stabiliser. La forme humide (exsudative, 10 %) voit naître des vaisseaux sanguins anormaux sous la rétine, qui fuient et dégradent rapidement la macule, pouvant mener à une cécité pratique (vision ≤ 20/200). Chez 15 % des cas secs, elle évolue vers la forme humide.

Plus rare chez les jeunes (génétique ou médicamenteuse), la DMLA est majoritairement liée à l’âge. Risques accrus : antécédents familiaux, femme, peau claire, yeux clairs, tabagisme, exposition solaire, hypertension, hypercholestérolémie, obésité.

Traitements de la DMLA

La DMLA n’est pas guérissable et ses causes précises ignorées. Cependant, la recherche progresse activement face au vieillissement démographique. Des études comme AREDS montrent l’intérêt de l’alimentation et suppléments. La DMLA n’entraîne pas de cécité totale ; la forme sèche reste souvent mineure, et même la humide permet souvent les activités quotidiennes.

Surveillez régulièrement vos yeux, car la forme sèche peut évoluer vers l’humide. Une détection précoce favorise les traitements laser ou photodynamique.

Médicaments contre la DMLA

Le vertéporfin (Visudyne) est injecté intraveineusement, absorbé par les vaisseaux anormaux, puis activé par thérapie photodynamique. Dans les essais cliniques, 67 % des patients ont vu leur dégradation visuelle ralentie.

Changements de mode de vie

Protégez votre vue au quotidien :

  • Surveillez vos yeux : Examens ophtalmologiques réguliers et test de Amsler (grille : lignes ondulées = consultez immédiatement).
  • Consommez fruits et légumes : Riches en caroténoïdes (lutéine, bêta-carotène) comme tomates, maïs, épinards, kiwis.
  • Réduisez les graisses : Limitez saturées et oméga-6 ; privilégiez oméga-3 (saumon, maquereau).
  • Gérez votre santé : Contrôlez tension, cholestérol, diabète (glycémie stricte).
  • Arrêtez de fumer : Augmente les risques et complique les traitements.
  • Protégez-vous du soleil : Lunettes anti-UVA/UVB + chapeau.

Interventions chirurgicales

Pour la DMLA humide, photocoagulation laser : Obture les fuites en 30 min sous anesthésie locale. Limitée aux cas bien localisés (via angiographie fluorescéinique). Ralentit la progression sans restaurer la vue ; récidive possible à 50 %.

Thérapie photodynamique : Médicament activé par laser faible, moins destructeur. Indiquée pour 40-60 % des cas « classiques ». Peut nécessiter répétitions.

Suppléments nutritionnels

Étude AREDS recommande : picolinate de zinc (80 mg), vitamine C (500 mg), vitamine E (400 UI), bêta-carotène (15 mg), cuivre (2 mg). Disponible en Ocuvite PreserVision. Consultez votre médecin ; non préventif ni curatif.

Questions à poser à votre médecin

  • À quelle fréquence évaluer ma DMLA ?
  • Quels signes d’aggravation surveiller ?
  • Suis-je éligible au laser ou photodynamique ?

Vivre avec la DMLA

  • Suivez l’actualité : Essais cliniques et thérapies émergentes.
  • Utilisez vos yeux librement : Lecture, TV, ordinateur sans risque d’aggravation.

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