La diverticulite est une affection intestinale douloureuse fréquemment liée à une alimentation pauvre en fibres. La plupart des cas se traitent avec des médicaments, du repos et une alimentation adaptée, prévenant efficacement les récidives.
Une consommation excessive d'aliments raffinés et transformés, associée à un faible apport en fruits, légumes et grains entiers, prive le côlon (gros intestin) de fibres essentielles. Celles-ci ramollissent les selles et préviennent la constipation, qui augmente la pression dans le côlon. À long terme, la paroi intestinale s'affaiblit, formant de petites poches appelées diverticules : c'est la diverticulose, une condition courante et souvent asymptomatique.
La diverticulose reste généralement bénigne et est découverte fortuitement lors d'examens pour d'autres motifs. Elle peut toutefois évoluer en diverticulite si des résidus alimentaires s'accumulent dans les diverticules, favorisant une infection bactérienne. Cette inflammation provoque une douleur abdominale intense, soudainement localisée dans la partie inférieure gauche de l'abdomen, accompagnée de fièvre, frissons, vomissements, crampes ou constipation.
La diverticulite est plus sévère et récurrente chez les personnes jeunes.
À un stade précoce, la diverticulite légère guérit en 2 à 3 jours avec des antibiotiques oraux, du repos, une diète liquide pour reposer le côlon et des analgésiques. En cas de douleur intense ou d'infection grave, une hospitalisation permet l'administration intraveineuse de liquides et médicaments. Environ 20 % des patients avec récidives fréquentes nécessitent une chirurgie pour traiter les complications. Consultez immédiatement un médecin en cas de sang dans les selles, fièvre persistante, absence de selles, ou douleur abdominale marquée.
Pour les formes légères, deux antibiotiques sont prescrits : métronidazole (Flagyl) et un à large spectre comme la ciprofloxacine (Cipro) ou l'amoxicilline/clavulanate (Augmentin). Terminez le traitement complet, même en cas d'amélioration rapide.
Pour la douleur, des analgésiques sont recommandés. Évitez les AINS (aspirine, ibuprofène) en cas de saignement, qui altèrent la coagulation ; préférez l'acétaminophène (Tylenol) ou un traitement plus fort sur avis médical. Les formes graves nécessitent une hospitalisation avec antibiotiques, analgésiques et nutrition intraveineuse pour reposer le côlon, menant généralement à une guérison complète.
Changements du mode de vie
Au repos au lit initialement, adoptez une diète liquide puis molle, évoluant vers un régime pauvre en fibres, puis riche après un mois. Buvez abondamment et reprenez une activité physique modérée.
Si les médicaments échouent ou en cas de crises graves/fréquentes (surtout avant 50 ans), une chirurgie est indiquée. Pour un abcès mineur, elle est peu invasive ; pour fistules, obstructions ou urgences (perforation, péritonite), elle est majeure.
Une colectomie partielle enlève la partie malade du côlon et suture les extrémités. En inflammation étendue, une colostomie temporaire (anus artificiel avec poche) précède une reconstruction. Les saignements arrêtent souvent spontanément ; sinon, coloscopie, angiographie ou vasopressine sont utilisés, voire colectomie.
Conseils pratiques :
Pour protéger votre côlon en cas de diverticulose ou post-crise :