Si vous évitiez les shorts à cause des plaques rouges et de la desquamation, bonne nouvelle : les traitements contre le psoriasis ont doublé ces dernières années, offrant un soulagement durable.
Cette maladie cutanée chronique est reconnaissable à ses plaques rouges couvertes de squames argentées et prurigineuses (du grec « psoriasis », qui signifie « démangeaison »). Elle impacte souvent l'image de soi à mesure qu'elle s'étend. Le psoriasis résulte d'un renouvellement accéléré des cellules cutanées, où la production dépasse l'élimination, formant des plaques surélevées d'écailles blanchâtres de cellules immatures. Selon les experts, ce phénomène est lié à un dysfonctionnement immunitaire héréditaire, déclenché par le stress, le froid, les infections ou les éraflures.
La forme la plus courante, le psoriasis en plaques, touche généralement coudes, genoux, paumes, plantes des pieds, bas du dos et cuir chevelu. D'autres variants incluent le psoriasis en gouttes, pustuleux (lésions purulentes), inversé (dans les plis cutanés) et érythrodermique (squames généralisées avec inflammation). Les poussées sont périodiques, persistantes, mais souvent légères et gérables. Près d'un tiers des patients développent un rhumatisme psoriasique.
Non curable, le psoriasis est toutefois contrôlable. Les formes légères répondent bien aux médicaments en vente libre, crèmes topiques, shampoings sur ordonnance et à l'exposition solaire modérée. Pour les cas sévères, on recourt aux médicaments oraux et à la luminothérapie. Une combinaison de thérapies est souvent nécessaire ; plusieurs essais peuvent être requis pour trouver la plus adaptée.
Le traitement débute généralement par des formules topiques (crèmes, gels, onguents). L'acide salicylique (Hydrisalac), en vente libre, dissout les squames ; le goudron de houille ralentit la croissance cellulaire. Les corticostéroïdes topiques sur ordonnance, comme la bande occlusive de Cordran ou l'halobétasol (Ultravate) appliqué quotidiennement puis en cures courtes, réduisent l'inflammation. Alternez avec la calcipotriène (Dovonex), analogue de la vitamine D3.
Pour le cuir chevelu, optez pour des shampoings médicamenteux au goudron de houille (Denorex Medicated) ou à l'anthraline (Dritho-Scalp), avec précaution car tachants ou irritants. Le tazarotène (Tazorac) ou l'acide salicylique (DHS Sal) freinent les squames ; les mousses stéroïdiennes agissent vite mais sont onéreuses.
Dans les cas graves, des immunosuppresseurs oraux comme la cyclosporine (Neoral) ou le méthotrexate (Rheumatrex) sont prescrits, associés à un rétinoïde comme l'acitrétine (Soriatane) à faible dose. Les traitements sont roptimisés pour éviter la résistance et les effets secondaires. Les biothérapies sont approuvées pour les formes modérées à sévères.
Exposez les zones touchées au soleil 15 à 30 minutes par jour (sans coups de soleil), protégeant les zones saines avec un écran solaire : 80 % des patients s'améliorent en six semaines. Ajoutez au bain du goudron de houille, sel de la mer Morte, sel d'Epsom ou avoine colloïdale (Aveeno) pour ramollir les squames. Appliquez ensuite un hydratant comme Cetaphil, Eucerin ou gel de paraffine. Des bandes occlusives aident pour paumes et plantes.
La photothérapie UV-B est recommandée pour les formes modérées à sévères, en cabinet, hôpital ou à domicile. Pour les cas extrêmes, la PUVA (psoralène oral + UV-A) est efficace mais augmente le risque de cancer cutané.
Voici des conseils experts pour mieux gérer votre psoriasis :