Vos TOC et phobies vous font craindre de perdre la raison. Rassurez-vous : vous n'êtes pas seul !
Les voix de certaines personnes me rendent dingue. Est-ce dû à leur intonation, à leurs jérémiades ou à leur agaçante habitude de terminer chaque phrase sur une note interrogative ? C'est si perturbant que je perds le fil de la conversation. Suis-je le seul ?
Vous êtes parfaitement normal. Selon les experts, ce sont souvent les autres qui posent problème.
« De nombreuses personnes ont des voix irritantes, confirme la psychologue Susan Bartell. Particulièrement à notre époque : les gens parlent constamment à voix haute au téléphone, nous imposant leurs lamentations et plaintes sans recul ni feedback. »
Vous n'êtes pas seul à détester l'"uptalk", cette intonation montante en fin de phrase qui transforme les affirmations en questions. Ce terme, forgé en 1993 par un professeur de l'Université de New York pour décrire les adolescents californiens des années 1980, s'est généralisé. La sénatrice Kirsten Gillibrand en a fait l'objet de critiques récentes. Certains y voient une intention amicale ou une marque d'humilité.
Que ce soit les pleurnichards ou les questionneurs compulsifs, le point commun est leur impossible silence. Concentrez-vous sur le fond de la conversation pour ignorer ce débit irritant.
Ma vie est satisfaisante et je suis globalement heureux. Pourtant, je ressasse quotidiennement des scènes douloureuses du passé, comme des disputes avec d'anciens amis. Pourquoi ces regrets m'accablent-ils ?
Vous vous dites heureux, mais ruminez le passé : cela ne colle pas. Nous avons tous des souvenirs embarrassants – un séjour raté à Cleveland ou une crise lors d'une fête. Mais y penser quotidiennement amplifie les moments négatifs.
Sally A. Tehran, professeure au Wellesley College, propose de changer cela : acceptez le malaise quand il surgit. « Exposez-vous mentalement aux sentiments de honte ; ils s'estomperont naturellement », explique-t-elle. Bannir ces souvenirs les renforce. Acceptez l'imperfection : nous commettons tous des gaffes.
Autre soulagement : vos hantises sont oubliées par les témoins. « Nous seuls les gardons en mémoire », conclut-elle.
Je m'arrache constamment les poils des bras pour uniformiser leur longueur, même en conversation. Signe d'ennui ou autre chose ?
Ce comportement s'appelle la trichotillomanie. « Souvent, elle cible les cheveux, créant des zones chauves », note Christopher Peterson, chercheur à l'Université du Michigan. Certains le font inconsciemment, d'autres avec une pince.
David H. Barlow, spécialiste de l'anxiété à l'Université de Boston, y voit un soulagement automatique de tension, comme le grignotage d'ongles. Pour les cas sévères, une thérapie cognitivo-comportementale et des antidépresseurs aident.
Décidez si un traitement est nécessaire. Comme le dit Peterson : si vos bras glabres ne vous gênent pas, pas d'inquiétude. Attention toutefois en société !
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