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Durée idéale d'une sieste selon une neuroscientifique : 5, 20, 60 ou 90 minutes ?

Adepte de la sieste l'après-midi ? Découvrez la durée optimale pour maximiser ses bienfaits, selon la Dre Sara Mednick, experte en neurosciences. Et des alternatives si elle n'est pas possible.

Maskot/Getty Images

Les siestes ne se contentent pas de donner une impression de bien-être : elles en apportent réellement. De nombreuses études confirment leurs effets positifs sur la santé physique et mentale. Une recherche de 2019 publiée dans Heart, revue médicale à comité de lecture, a établi un lien entre des habitudes de sieste saines et un risque réduit de maladies cardiaques. L'American Psychological Association (APA) souligne également comment les siestes améliorent la mémoire, l'apprentissage, le système immunitaire et l'humeur.

Sara Mednick, chercheuse en neurosciences cognitives à l'université de Californie à Irvine et auteure de The Power of the Downstate (2002), démontre l'efficacité du repos diurne. Ses décennies de recherches sur le sommeil révèlent des recommandations précises pour optimiser les siestes.

Pour approfondir, explorez ces 10 effets d'une sieste sur votre corps.

Quelle durée pour une sieste optimale ?

La Dre Mednick explique que le corps traverse des phases de sommeil successives, chacune essentielle à la santé. Les durées idéales correspondent à ces cycles :

  • Phase 1 : assoupissement initial.
  • Phase 2 : ralentissement des muscles, du rythme cardiaque et de l'activité cérébrale.
  • Phase 3 : sommeil profond réparateur.
  • Phase 4 : sommeil paradoxal (REM), propice aux rêves et à la créativité.

Sieste de 5 minutes

« Même 5 minutes peuvent être étonnamment efficaces », indique la Dre Mednick. Bien que non idéale, cette micro-sieste stimule la mémoire et réduit la somnolence en initiant le passage de la phase 1 à la phase 2, apaisant cerveau et système nerveux. Signes d'une dépression nerveuse imminente.

Sieste de 20 minutes

De 20 à 30 minutes est la durée idéale pour une « sieste énergisante », selon l'experte. Elle permet un sommeil de phase 2 suffisant pour une relaxation profonde, réduisant stress et favorisant la consolidation mémorielle. Évitez la phase 3 pour prévenir l'inertie au réveil.

Sieste de 60 minutes

Le sommeil profond (phase 3) est magique : il répare les tissus, booste l'immunité et recharge l'énergie, comme une « mini-hibernation ». Une étude de 2019 dans le Yale Journal of Biology and Medicine confirme ses bénéfices sur mémoire, apprentissage et cognition. Un déficit y est lié à la dépression (Dialogues in Clinical Neuroscience, 2022). Réveillez-vous après 60 minutes pour éviter l'inertie, entrant alors en phase REM, excellente pour la créativité.

Sieste de 90 minutes

« Fantastique si possible », dit la Dre Mednick. Cela complète un cycle complet (environ 1h30), améliorant performance physique et humeur (International Journal of Environmental Research and Public Health). Au-delà, risque d'interférence avec le sommeil nocturne et de troubles cognitifs (Journal of the American Geriatrics Society).

Alternatives si la sieste n'est pas possible

Certains ne tirent pas profit des siestes, comme l'ont montré les études de la Dre Mednick. Tout le monde a besoin de repos diurne, mais pas forcément sous forme de sieste. Activez la réponse réparatrice du corps via :

  • Respiration profonde (yoga, méditation).
  • Position jambes au mur 10 minutes pour soulager le cœur.
  • Connexion à la nature en extérieur.
  • Intimité et échanges avec proches.

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