L'Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle à des accords internationaux pour standardiser le moment où une personne peut être déclarée morte.

L'OMS veut harmoniser les pratiques mondiales en matière de déclaration de décès.
Habituellement, un médecin déclare un patient mort après avoir vérifié l'absence d'activité cardiaque, respiratoire et de réponse aux stimuli externes. Pourtant, l'anesthésiste britannique Alex Manara a identifié 30 cas documentés dans la littérature médicale où des personnes, déclarées mortes, ont été retrouvées vivantes.
Pour Manara, ces incidents s'expliquent souvent par une observation insuffisante du corps avant la déclaration. Les protocoles varient selon les pays : 2 minutes suffisent aux États-Unis et en Australie, contre 20 minutes en Italie.
Aux côtés du médecin britannique Jerry Nolan, Manara estime que 5 minutes d'observation sont suffisantes, car une privation d'oxygène au cerveau au-delà de ce délai entraîne des dommages irréversibles.
Sur leur initiative, l'OMS élabore actuellement des directives internationales. Elle examinera aussi d'autres écarts, comme le nombre de médecins requis pour certifier un décès : un seul au Canada, deux au Royaume-Uni et trois en Espagne. Les tests neurologiques appliqués varient également. (ev)