La protéine APP joue un rôle clé dans le syndrome de l'X fragile, ouvrant des perspectives thérapeutiques pour ce trouble et l'autisme.

Le syndrome de l'X fragile (FXS), première cause héréditaire de déficience intellectuelle et principale origine génétique de l'autisme, n'a actuellement aucun traitement curatif.
Des études précédentes ont établi que l'absence de protéine FMRP ou des anomalies dans sa production causent ce trouble neurodéveloppemental. Emanuela Pasciuto (VIB-KU Leuven) démontre désormais que ce déficit entraîne une surproduction de la protéine APP et de son partenaire ADAM10. Cette dysrégulation perturbe le développement cérébral, notamment la synaptogenèse – phase critique de formation des connexions neuronales chez le nourrisson – et explique les troubles comportementaux observés.
En collaboration internationale, Pasciuto a testé l'inhibition d'ADAM10 chez la souris avec une molécule expérimentale, réduisant significativement les anomalies comportementales.
"Ces résultats posent les bases de thérapies innovantes pour les nourrissons atteints de FXS et d'autres troubles neurodéveloppementaux comme l'autisme", déclare Claudia Bagni, responsable du laboratoire à Louvain. L'étude est publiée dans Neuron (2020).