Les rats dont les ancêtres ont été malnutris sur plusieurs générations présentent un risque accru d'obésité et de diabète.

Des chercheurs de l'Université de Sydney révèlent dans la revue Cell Metabolism que les rats descendants d'ancêtres malnutris sont nettement plus vulnérables à l'obésité et au diabète.
Dans une étude menée sur 12 ans, des scientifiques australiens ont comparé deux groupes de rats. Le premier groupe a subi une malnutrition pendant 50 générations, suivie d'un régime normal sur deux générations pour ses descendants. Le groupe témoin a bénéficié d'un régime normal sur 52 générations. Résultat : la progéniture des rats malnutris était huit fois plus susceptible de développer obésité, diabète et maladies cardiovasculaires que celle du groupe contrôle.
Les experts attribuent ces effets à des adaptations génétiques héritées. Les gènes favorisant la survie en cas de famine incitent à stocker les nutriments en excès sous forme de graisse sur un régime normal. Une carence en vitamine B12 a également été observée chez ces descendants, corrélée à un risque accru de diabète dans des études antérieures.
Ce phénomène a des implications pour les populations migrantes de pays en développement, souvent marquées par une histoire de malnutrition. D'ici 2030, plus de 70 % des diabétiques devraient provenir de ces régions.