Les femmes consommant plus de lait ne réduisent pas leur risque de fractures osseuses. Au contraire, cela pourrait l'augmenter.

Une consommation accrue de lait chez les femmes n'empêche pas les fractures osseuses, mais semble les favoriser.
Longtemps vantée pour prévenir l'ostéoporose, une alimentation riche en produits laitiers fait l'objet de résultats contradictoires. Une équipe de chercheurs suédois a examiné l'impact d'une consommation élevée de lait sur le stress oxydatif, facteur de risque de fractures et de mortalité prématurée.
Pour cela, ils ont suivi deux cohortes importantes : 61 433 femmes (moyenne de 20 ans de suivi) et 45 339 hommes (moyenne de 11 ans). Les participants ont rempli des questionnaires détaillés sur leur consommation de 96 aliments, dont lait, yaourt et fromage.
Chez les femmes, une forte consommation de lait (plus de 3 verres par jour) n'a pas réduit le risque de fractures et a été associée à une mortalité prématurée plus élevée par rapport à moins d'un verre par jour. Chez les hommes, un risque similaire, mais moins marqué, a été observé.
Les auteurs suspectent un rôle des sucres lactés (lactose et galactose) dans ce phénomène, appelant à des investigations complémentaires. Ces résultats remettent en question les recommandations classiques de lait pour la santé osseuse. (ev)
Dans Eos n°6/2011, un article approfondi traitait de l'utilité douteuse du lait. Version abrégée ici.
