Les fluctuations des niveaux d'œstrogènes favorisent l'apparition des migraines.
Les migraines sont près de trois fois plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes. Des chercheurs espagnols de l'Universidad Miguel Hernández l'expliquent par l'influence des hormones sexuelles. Dans une revue publiée dans Frontiers in Molecular Biosciences, ils analysent les études existantes sur ce sujet.
Les œstrogènes, et potentiellement d'autres hormones sexuelles, sensibilisent le nerf trigéminal, qui transmet les stimuli sensoriels du visage au cerveau. Ces variations hormonales rendent les cellules nerveuses et les vaisseaux sanguins environnants plus réactifs aux déclencheurs comme la lumière, les odeurs ou les sons.
Les hommes produisent aussi des œstrogènes, mais chez les femmes, les concentrations sont plus élevées et les fluctuations plus marquées, notamment pendant les menstruations et la ménopause. C'est précisément lors de ces périodes que les crises de migraine sont les plus fréquentes.
Les hormones interagissent avec les canaux ioniques des cellules nerveuses et vasculaires, modulant leur sensibilité aux stimuli.
Les chercheurs soulignent la nécessité de davantage d'études, notamment chez l'humain, au-delà des modèles animaux ou cellulaires actuels. À terme, ces avancées pourraient mener à des traitements personnalisés pour les patients migraineux.
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