Les femmes porteuses du gène APOE ε4, un facteur de risque majeur de la maladie d'Alzheimer, présentent-elles un risque accru par rapport aux hommes ? Une méta-analyse récente apporte des éléments de réponse.

Les gènes influencent le développement de nombreuses maladies, dont Alzheimer. Le gène de l'apolipoprotéine E ε4 (APOE ε4) est connu pour son rôle clé. Des chercheurs américains ont compilé 27 études impliquant 31 300 participants âgés de 55 à 85 ans pour évaluer les différences entre sexes.
Globalement, les femmes porteuses de ce gène ne montrent pas de risque supérieur. Cependant, entre 65 et 75 ans, leur vulnérabilité augmente significativement.
La ménopause, avec la chute des œstrogènes, pourrait expliquer ce phénomène en modifiant la réponse cérébrale au gène.
Cette étude plaide pour des approches thérapeutiques adaptées au sexe. Un dépistage et un traitement précoces pourraient particulièrement bénéficier aux femmes porteuses d'APOE ε4.