Les hommes et les femmes activent des zones cérébrales distinctes pour s'orienter dans l'espace, selon une étude norvégienne.

Des chercheurs norvégiens ont soumis des hommes et des femmes à un jeu d'orientation virtuelle. Portant des lunettes 3D simulant un vaste labyrinthe, les participants naviguaient à l'aide d'un joystick.
Après une heure d'entraînement pour mémoriser le labyrinthe, ils ont relevé 45 défis en 30 secondes chacun, comme localiser et démarrer une voiture jaune depuis divers points. Pendant ces tâches, des IRM fonctionnelles (IRMf) ont cartographié leur activité cérébrale.
Les résultats montrent que les hommes réussissaient 50 % de tâches de plus que les femmes. Les hommes mobilisaient principalement l'hippocampe, formant une carte mentale globale, tandis que les femmes sollicitaient les zones frontales, privilégiant les repères (comme des magasins). Ainsi, les hommes optaient pour des trajectoires directes et flexibles, contre des itinéraires plus rigides chez les femmes.
Dans une seconde expérience, une dose de testostérone sublinguale administrée à certaines femmes a boosté l'activation de leur hippocampe et leur perception de la structure du labyrinthe. Cependant, cela n'a pas amélioré leurs performances globales. (ev)
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