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Cellules immunitaires : une sensibilité accrue aux facteurs environnementaux révélée

Les propriétés de nos cellules immunitaires sont bien plus sensibles aux facteurs environnementaux que ne le laissaient supposer les connaissances antérieures.

Cellules immunitaires : une sensibilité accrue aux facteurs environnementaux révélée

Une sensibilité inattendue aux influences extérieures

En cas d'infection bactérienne, les monocytes – globules blancs essentiels du système immunitaire inné – migrent vers les tissus infectés. Ils y différencient en macrophages, qui orchestrent la première ligne de défense en neutralisant les pathogènes.

Des recherches récentes révèlent que les macrophages restent plus passifs que les monocytes en état de santé. Ils produisent moins de protéines inflammatoires et réagissent avec modération. Cela s'explique logiquement : les monocytes, circulant dans le sang, doivent répondre instantanément aux intrus, tandis que les macrophages, prédominants dans les muqueuses, évitent de sur-réagir aux micro-organismes bénins.

Nos cellules immunitaires se montrent extrêmement réceptives aux facteurs environnementaux. Lors d'une septicémie, par exemple, les macrophages sont tellement inhibés qu'ils ne contrent plus les bactéries invasives. À l'opposé, des cellules hyperactives émergent lors de certaines infections ou vaccinations. Les scientifiques attribuent cela à une mémoire du système immunitaire inné, jusqu'alors sous-estimée.

Précédemment, on réservait cette mémoire au système immunitaire adaptatif, plus lent mais spécifique aux pathogènes. Celle de l'immunité innée – rapide et non spécifique – est qualifiée d'immunité entraînée.

Appréhender précisément le développement des cellules sanguines est crucial pour optimiser les thérapies par cellules souches, utilisées contre les troubles hématopoïétiques ou les immunodépressions sévères. (ev)

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