Les compétences en lecture des filles surpassent généralement celles des garçons dès le début de l'école primaire.

Les garçons et les filles progressent à des rythmes différents selon les matières. Par exemple, les garçons montrent souvent de meilleures aptitudes en mathématiques. Les filles, quant à elles, excellent en lecture, comme le confirme une étude menée par des psychologues de l'Université norvégienne des sciences et de la technologie (NTNU).
Cette recherche a porté sur 224 filles et 261 garçons âgés de 6 ans en moyenne, au tout début de l'école primaire. Les scientifiques ont utilisé une méthode validée pour évaluer le niveau de lecture précoce : un questionnaire mesurant la reconnaissance des lettres majuscules et minuscules, ainsi que leur phonème associé.
Les résultats révèlent une différence significative : les filles obtiennent de bien meilleurs scores. Les causes restent partiellement inexpliquées. Elles pourraient être neurobiologiques (facteurs innés), mais aussi liées à l'environnement : les parents parlent davantage aux filles, stimulant ainsi leur développement langagier dès le plus jeune âge.
Publiée dans la revue Frontiers in Psychology, cette étude met l'accent sur la détection précoce des troubles d'apprentissage. Identifier les difficultés trop tard peut entraîner un décrochage scolaire, des besoins en soutien spécialisé coûteux et des impacts émotionnels et sociaux importants pour l'enfant et la société.
Pour les garçons en difficulté, les chercheurs recommandent d'enseigner d'abord les lettres avant les mots. Cette approche sera bientôt obligatoire dans les écoles primaires françaises et britanniques. En Norvège et ailleurs, elle reste à adopter. – CDR
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