Les adolescents qui consomment du cannabis risquent davantage de développer une schizophrénie à l’âge adulte. Des neurobiologistes ont identifié le mécanisme responsable et travaillent sur un traitement ciblé.

Le THC, principal principe actif du cannabis, perturbe le fonctionnement cérébral des jeunes consommateurs, favorisant l’apparition de troubles mentaux comme la schizophrénie. Des neurobiologistes canadiens viennent de décrypter le processus neuronal impliqué.
Dans des expériences contrôlées sur des rats adolescents, un groupe a reçu du THC, tandis qu’un groupe témoin n’en a pas reçu. Chez les adultes, les chercheurs ont observé chez les rats exposés au THC une hyperactivité neuronale dans certaines régions cérébrales, avec des fluctuations anormales d’activité – des marqueurs connus de la schizophrénie.
Des médicaments existants, qui modulent ces processus spécifiques, ont été testés sur ces rats. Résultat : réduction significative des symptômes schizophréniques tels que hallucinations, crises d’angoisse et altérations cognitives.
Les scientifiques espèrent que ces découvertes mèneront à un médicament protégeant les anciens et actuels consommateurs de cannabis contre les troubles mentaux.