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Yoga et méditation : réduction prouvée du stress et de l'inflammation au niveau génétique

Le yoga et la méditation influencent l'expression des gènes, réduisant ainsi les substances inflammatoires dans le sang. À l'inverse, le stress chronique en augmente la production.

Yoga et méditation : réduction prouvée du stress et de l inflammation au niveau génétique

La méditation, le yoga, la pleine conscience et le tai-chi relèvent des interventions corps-esprit (MBI). Ces pratiques postulent une interaction entre esprit et corps, combinant exercices physiques, méditation et respiration consciente. Selon une méta-analyse menée par des chercheurs des universités de Coventry (Royaume-Uni) et Radboud (Nimègue, Pays-Bas), les MBI diminuent significativement les cytokines – marqueurs inflammatoires – dans le sang. Cette étude, portant sur 18 recherches et 846 participants, démontre pour la première fois leurs effets moléculaires.

Les bienfaits psychologiques des MBI contre le stress sont établis depuis longtemps. Les mécanismes biologiques l'étaient moins. Les scientifiques ont examiné leur impact sur les gènes liés au stress. Sous stress, le corps active le facteur de transcription NF-κB, qui booste l'expression de gènes produisant des cytokines, favorisant l'inflammation. Les pratiquants de MBI présentent des niveaux réduits de NF-κB, et donc de cytokines.

Les MBI atténuent ainsi le risque de maladies inflammatoires chroniques. Si les cytokines renforcent l'immunité à court terme, leur excès prolongé favorise cancers et troubles psychiques.

Des études complémentaires sont nécessaires pour élucider ces effets et explorer l'interaction avec l'exercice, l'alimentation saine et le sommeil sur l'expression génique, notent les auteurs dans Frontiers in Immunology.

Le yoga soulage aussi les lombalgies chroniques, selon une étude du Boston Medical Center publiée dans Annals of Internal Medicine. Sur 320 participants, les groupes yoga et physiothérapie ont réduit la douleur, amélioré la mobilité et diminué la prise d'analgésiques, effets persistants après un an. Touchant 10 % des Américains, ces maux dorsaux trouvent dans le yoga une alternative économique à la physiothérapie.

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