Les astronautes contribuent activement à la recherche sur l'immunité en conditions spatiales.

Les astronautes contribuent à la recherche sur l'immunité. À leur retour de mission spatiale, leur système immunitaire est affaibli, mais se rétablit progressivement. Les scientifiques analysent les réactions immunitaires pendant les voyages spatiaux grâce à des échantillons de sang prélevés et congelés par les astronautes eux-mêmes. Ces études sont cruciales, car bactéries, virus et microbes prolifèrent plus rapidement en orbite. Les astronautes effectuent donc une quarantaine préalable pour minimiser les risques.
"C'est un projet international impliquant l'ESA et la NASA, prévu pour démarrer fin 2017", explique Merel Van Walleghem, chercheuse à l'Université de Gand, en collaboration avec le SCK-CEN, le Centre belge de recherche nucléaire à Mol.
Dans ses travaux, elle simule les facteurs de stress subis en espace – radiations, microgravité et stress mental – et leur impact sur l'immunité. "Plus on s'éloigne de la Terre, plus les rayons cosmiques deviennent nocifs, bien différents de ceux au sol. Nous nous focalisons sur l'apesanteur et le stress psychologique", précise-t-elle.
Pour ces simulations in vitro, Merel Van Walleghem utilise des échantillons de sang de volontaires sains. Elle active les cellules immunitaires pour produire des protéines spécifiques, puis les expose à 37°C (température terrestre) ou à une machine de positionnement aléatoire mimant la microgravité, tout en ajoutant des hormones de stress variées. "Ces résultats sont essentiels pour les missions spatiales prolongées. Mieux comprendre l'immunité permet des mesures préventives efficaces", conclut-elle. (hp)
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