Le commerce de cinq espèces de requins en danger critique d'extinction fait l'objet de réglementations plus strictes.

La CITES renforce la protection de cinq requins menacés d'extinction.
À l'occasion de la conférence de la CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) à Bangkok, les pays participants, dont la Belgique, ont décidé d'accorder une meilleure protection à cinq espèces de requins en danger critique : le requin océanique, trois espèces de requins-marteaux et le requin-taupe (maraîche).
Ces espèces rejoignent la liste de celles dont le commerce international est strictement encadré par l'Annexe II de la CITES. Cette décision, adoptée par plus des deux tiers des participants, doit être officialisée plus tard cette semaine. La Chine et l'Islande se sont opposées à la mesure.
Les organisations de conservation saluent cette avancée. « De nombreux pays réalisent que une meilleure protection garantit les revenus du tourisme », a déclaré Colman O'Criodain du WWF à la BBC. Chez Natuurpunt, Frederik Mollen se félicite : « Le butin n'est pas encore arrivé, mais nous sommes satisfaits du résultat provisoire. »
La maraîche (requin-taupe) est présente en mer du Nord. Natuurpunt plaidait déjà pour sa protection avant le sommet. « Une vingtaine d'espèces de requins et raies vivent en mer du Nord », explique Mollen. Plus d'un quart sont menacés par la surpêche. Interdite en Europe depuis 2010, elle est encore pêchée par des pays comme la Norvège et l'Islande, et finit sur nos marchés via des exportations lucratives. L'inscription à l'Annexe II comble cette faille.
La surpêche, notamment pour les ailerons, décime les populations mondiales de requins. Des scientifiques canadiens et américains estiment que 100 millions de requins ont été tués par an entre 2000 et 2010. (ddc)